Même si Germaine éprouve un caprice, elle rencontrera le vide.
Stopwell se méfie de la France. Sur l'autre bord de la Manche, son père le pasteur, son équipe de foot-ball et son régiment le regardent. L'alerte n'aura pas de suite.
Soudain, une épaisseur habite ses yeux. Ses mâchoires se contractent. L'oiseau est dans le piège, le poisson dans le bocal. Il dort.
Il rêve. Il rêve qu'il ne rêve pas et que Stopwell, qui porte une jupe d'Écossais, le force à croire qu'il rêve. Ensuite, il patine, il vole. Il vole autour du skating où poussent des arbres. Stopwell cherche à l'humilier, dit à Germaine qu'il rêve, qu'il ne vole pas réellement. Germaine sautille auprès de Stopwell à l'aide d'une ombrelle. Cette ombrelle leur sert de parachute. La jupe de Stopwell devient très longue, avec une traîne.
Germaine, accompagnée par un orgue d'église, chante l'Honorât Silencieux. Ce titre dépourvu de sens en possède un dans le rêve.
Jacques tombe. Il arrive au fond d'un trou de linge. Il est réveillé. Il entend Mahieddine qui se couche. C'est donc le matin. Il se rendort. Il retrouve le skating. Sa piste tourne. C'est ainsi que Stopwell a l'air de patiner. Il dénonce le subterfuge à Germaine. Elle rit, l'embrasse. Il est heureux.
Petitcopain le secoue pour l'étude. Il se lève, passe de l'eau froide sur sa figure.
Un à un, comme des soldats à l'appel, ses souvenirs endormis se réveillent et se rangent en peloton. Le souvenir du skating à son tour. Mais à peine se trouve-t-il là, que les autres rapetissent. Lui seul grandit, gonfle, devient colosse.
Les assassinés peuvent vivre sans comprendre leur blessure tant que le couteau y reste. L'enlève-t-on? Le sang coule et les chairs travaillent.
L'eau froide ôte à Jacques le couteau.