Il ferma les yeux. Sous ses paupières, à force d'avoir regardé la robe de Germaine, il traduisait son damier en rouge, glissant lentement vers la droite, se reformant à gauche et glissant encore.

Rue de l'Estrapade, Jacques frappa chez Stopwell.

—Stopwell, déclara-t-il, elle m'a tout avoué; elle est libre.

Peter crut-il qu'elle avait tout avoué, ou profita-t-il d'une occasion pour donner le coup de lance?

—Nous sommes des gentlemen. Il faut que vous sachiez que je ne soupçonnais pas qu'il y eût une femme dans la chambre de Maricelles. J'entendais remuer. Je croyais surprendre Petitcopain.

Après ces phrases incompréhensibles, Jacques se retrouva dans le corridor comme lorsqu'on y est à colin-maillard et que des joueurs vous étourdissent.

Mahieddine sortait. Jacques l'en empêcha et le cuisina. Il apprit que le soir de Germaine rue de l'Estrapade, pendant le rite de la pendule, Stopwell, prévenu par Petitcopain, entra chez Maricelles et s'excusa. Germaine le retint, lui dit qu'elle attendait Jacques, l'interrogea sur le nombre des élèves, le travail, les collèges d'Angleterre. Stopwell trouvait que les collèges de France manquent de sport et lui demanda si elle était sportive. Elle répondit que non. Elle se contentait du patinage à roulettes. Elle indiqua leur skating.

—Je me sauve, s'écria Stopwell, car j'ai peur que Forestier ne remonte. Il est susceptible, savez-vous. Il croirait que je suis venu exprès. Promettez-moi de ne pas lui dire que j'ai ouvert cette porte.

Jacques se souvint de ses plaisanteries, de l'Anglais du Tour du Monde.

Il réintégra sa chambre. Sur le plus propre de ses souvenirs, il venait de trouver une tache.