Il n'existe ni de littérature, ni de poésie des masses. Picabia, lequel se moque, a du sang espagnol. Seul un espagnol goûte la jouissance du blasphème et parle tout le temps de la Sainte Vierge.
Plus un poète chante dans son arbre généalogique, plus il chante juste. Plus il se concentre, plus il sert.
Stéphane Mallarmé influence, sans qu'ils s'en doutent, à l'heure actuelle, le style des journaux quotidiens.
C'est bien simple: livrez à votre mort un flacon d'essence de rose. Elle empeste. Il y a de quoi faire des réservoirs de parfums. Vous pourrez même, si on se bouche trop le nez sur votre passage et si on évite trop votre zone, verser vous-même, de temps à autre, une petite goutte dans de l'eau. Quelle surprise! Voici votre pire odeur, mais chacun la trouve suave et s'étonne qu'elle puisse émaner de vous.
Il est rare que la publication d'une étude très simple touchant un sujet dont le public a l'habitude ne vous attire pas ses louanges et ne lui fasse pas avouer que d'après vos poèmes, il ne vous en aurait jamais cru capable.
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On m'avait dit: «Je vous emmène voir le Puy-de-Dôme. Vous allez toujours à la mer. Vous vous hypnotisez sur la mer. Elle vous énerve. Essayez de la montagne.»
Or, le Puy-de-Dôme me déplaît. «Décidément, me dirent mes amis, vous n'aimez pas la montagne.»
Entendons-nous. Ouvrez les yeux, mes chers amis. Voyez la mollesse, l'indécision de ces courbes, ces masses mal distribuées, ce parcours de montagnes russes. Des montagnes? Non. Peut-être le Cantal est-il un pays montagneux. Le Puy-de-Dôme est un pays bossu.
Prenez garde; à force de confondre seins et bosses, votre esprit s'endort, ne garde plus sa faculté de voir juste que pour certains détails, adopte docilement les plus grosses erreurs.