—Monsieur désire prendre une domestique?
—Non, je ne resterai pas assez longtemps à Paris pour m'installer aussi complètement, et puis je dînerai dehors tous les jours. Je veux une femme qui viendra plusieurs heures; elle préparera le petit et le grand déjeuner. Il faut donc qu'elle sache faire la cuisine, et je suis assez difficile. Avez-vous quelqu'un en vue?
—Je réfléchirai, monsieur. Si Mme Brion voulait!... ce serait tout à fait l'affaire de monsieur.
—Qui est-ce Mme Brion?
—Monsieur n'a pas vu son nom dans les journaux? Elle était la femme de confiance de M. de Chantepy.
—Ah! oui... j'ai lu l'histoire d'un œil et ne me rappelais pas le nom dont vous parlez. Elle fait des ménages?
—Oh! non, monsieur! elle ne va pas partout; ce n'est pas une véritable femme de ménages. Mais si elle se remet à travailler, il me semble que le service de monsieur lui conviendrait très bien.
—Vous êtes sûre d'elle?
—Sûre d'elle? Sûre de Sophie Brion? Autant que de moi-même, monsieur!
—Où demeure-t-elle?