—Mais, rue Vavin, 6, monsieur! Dans la maison où le crime a été commis. Seulement elle n'y restera pas, je crois bien! Elle m'a dit à moi-même que, depuis la mort de son maître, elle prenait cette maison en grippe.
—J'irai chez elle tout à l'heure.
Mais Sophie Brion était sortie, et, aux questions d'Aubrun, la concierge de la rue Vavin répondit:
—Je ne sais pas si elle désire se replacer, elle est presque malade de chagrin. On l'a déjà demandée dans différentes maisons, et elle a refusé. Il est vrai que l'ouvrage ne lui convenait pas. Le service d'un monsieur seul serait bien son affaire.
—Comme elle voudra! mais il faut que je sois fixé; c'est la concierge de la maison que je vais habiter qui m'a donné le nom de Mme Brion, en me disant que c'était une femme très sûre.
—Je crois bien qu'elle est sûre! et bonne ménagère! Monsieur verra, si elle veut bien entrer à son service!
—Qu'elle vienne me parler demain matin... Voici mon nom et mon adresse: M. de Lucel, 180, rue d'Assas.
—Je ferai la commission, monsieur!
«Tout mon plan s'effondrera si elle n'accepte pas, se disait-il en s'en allant. Mais elle acceptera... ne pas se remettre au travail serait bien malhabile de sa part!»
Dans la fin de l'après-midi, il arriva rue d'Assas avec deux malles contenant des livres et des effets.