—Si... c'est dans les premiers jours de mars.
—Epoque où Mme Deplémont était très malade?
—Oui.
—Et pendant cette maladie, le docteur Cébronne, qui employait de l'aconitine dans le traitement, a bien expliqué à Mlle Gertrude les effets violents du poison?
—Oui.
—Il ne se rappelle pas à quelle date... mais une troisième personne, croit-il, était présente?
—Parfaitement!... mais, pour lui, cette tierce personne était la sœur garde-malade.
—Il n'en est pas sûr... et j'ai bien noté le fait qui me paraît important. Je sais pertinemment que Sophie Brion avait besoin d'argent, et d'une somme assez forte, très grosse pour elle en tout cas!
—Ah! nous entrons dans le précis... pouvez-vous le prouver?
—Je prouverai mieux probablement! J'ai gagné la confiance de Sophie Brion, précisément en affectant de ne pas la désirer. Comment, au reste, se défierait-elle de M. de Lucel, bon rentier et bon maître? En outre, vous savez quel besoin impérieux ont les femmes, surtout de cette classe, de parler d'elles et de leurs affaires?