—Mais autrefois? Ce Rollant a peut-être habité le pays?

—Non, monsieur, certainement! Je ne suis pas jeune, j'ai toujours été dans cette auberge, ma défunte mère y était également, et jamais je n'ai entendu ce nom; je connais tous les maçons des alentours.

—Je cherche les traces de cet homme pour une question d'héritage. Vous avez un notaire à Ménars?

—Oui, monsieur... il habite une grande maison à l'extrémité du bourg, au milieu d'un jardin; il y a une grille.

Aubrun éluda les questions de l'aubergiste, paya sa dépense et se dirigea vers la maison indiquée.

Le notaire était sorti, mais un clerc répondit:

—Ni décès, ni héritage de maçon ici dernièrement. Je connais deux patrons retirés à Ménars, mais ils ne s'appellent pas Rollant et sont aussi vivants que vous et moi.

—Alors on m'a induit en erreur... Ce Rollant a pu mourir à Blois?

—C'est facile à vérifier... nous avons l'état civil de Blois et des environs dans un journal hebdomadaire.

Le clerc, très complaisant, examina le journal, puis le passa au policier: