—Je vous remercie infiniment, madame, répondit la jeune fille. Quand pourrai-je me présenter chez vous sans vous déranger?

—Demain à midi. Au revoir.

Elle enveloppa les deux enfants dans un même signe de tête affectueux et les quitta. L'instant d'après, Marthe courut à sa bienfaitrice, qui passait dans les groupes.

—Madame, lui dit-elle à demi-voix, j'ai une nouvelle leçon, chez cette belle et bonne dame qui nous a fait danser! Je vous remercie tant, madame!

Ses yeux remerciaient plus encore que ses lèvres. La comtesse lui fit un signe amical et continua son chemin.

Huit jours plus tard, la petite Sophie Korzof demandait à avoir une leçon de piano tous les jours.

—Ce n'est pas pour le piano, disait-elle, c'est pour voir plus souvent Marthe Drévine!

X

—Hop! fais attention, tiens bon!

Et s'enlevant sur ses deux mains, Pierre Korzof passa à saut de mouton sur le dos de Volodia Drévine; le petit garçon avait à peine eu le temps de se mettre en position, que Volodia lui passait par dessus la tête, à trois pieds du sol.