«Après! Finis donc!
—Mamselle va me faire dire des sottises, ben sûr! je m'en vas.»
Et, m'adressant la plus belle de ses révérences, elle disparut dans les profondeurs de sa laiterie, dont elle me ferma la porte au nez.
«Pourquoi dirait-elle des sottises?... Allons! je n'ai plus de ressource que dans Suzon; reste à savoir si elle voudra parler.»
J'entrai dans la cuisine. Suzon, armée d'un balai, se préparait à le faire fonctionner activement. Il me sembla qu'elle était dans ses jours sombres, et je jugeai qu'il serait habile d'user de quelques précautions oratoires avant de poser ma question.
«Comme tes cuivres sont beaux et reluisants! lui dis-je d'un air gracieux.
—On fait ce qu'on peut, grogna Suzon. Après tout, ceux qui ne sont pas contents n'ont qu'à le dire.
—Tu réussis très bien la fricassée de poulet, Suzon, continuai-je sans me décourager, tu devrais m'apprendre à la faire.
—C'est pas votre besogne, mademoiselle; restez chez vous, et laissez-moi tranquille dans ma cuisine.»
Mes moyens de corruption ne produisant aucun effet, je dirigeai mes batteries sur un autre point.