—Très bien, madame, je sais maintenant ce que je dois faire, et je vois clairement aujourd'hui que, si je n'ai pas agi plus tôt, c'est que j'étais aveuglé par le plaisir égoïste de voir ma petite Reine constamment.»

Le curé me trouva dans l'avenue tout éplorée.

«Est-il possible, mon bon curé!... Mis à la porte à cause de moi!... Qu'allons-nous devenir si nous ne nous voyons plus?

—Vous avez entendu la discussion, mon petit enfant?

—Oui, oui, j'étais sous la fenêtre. Ah! quelle femme! quelle...

—Allons, allons, du calme, Reine, reprit le curé, qui était tout rouge et tout tremblant. Ce soir même, j'écris à votre oncle.

—Écrivez vite, mon cher curé. Pourvu qu'il vienne me chercher tout de suite!

—Espérons-le», répondit le curé avec un bon sourire un peu triste.

Mais différents devoirs l'empêchèrent d'écrire le soir même à M. Pavol, et, le lendemain, ma tante, qui luttait depuis quelques semaines contre la maladie, tombait dangereusement malade. Cinq jours plus tard, la mort frappait à la porte du Buisson et changeait la face de ma vie.

VIII