—Si, mon oncle; il est dans ma poche.
—Dans votre poche! Pourquoi cela?
—Parce qu'il est affreux, mon oncle.
—Belle raison! A-t-on jamais vu porter son chapeau dans sa poche! On ne voyage pas sans chapeau, ma petite. Dépêchez-vous de vous coiffer pendant que je fais enregistrer vos bagages.»
Assez déconcertée par cette algarade, je replantai mon chapeau sur ma tête, non sans constater qu'un voyage dans une poche n'était nullement hygiénique pour ce spécimen de l'industrie humaine.
Après cela je fis mes adieux à Jean et à Perrine.
«Ah! mamselle, me dit Perrine, vous seriez une belle et bonne vache que je n'aurais pas plus de chagrin en vous quittant.
—Grand merci! dis-je moitié riant, moitié pleurant. Embrassons-nous, et adieu!»
J'embrassai les joues fermes et rouges de Perrine, sur lesquelles, je le crains bien, plus d'un mécréant au parler doux avait déposé quelques baisers furtifs ou retentissants.
«Adieu, Jean.