—Parce que je meurs de peur, mon oncle.
—Peur! et de quoi?
—Nous allons si vite, c'est effrayant!
—Ah! très bien, je comprends, c'est la première fois que vous voyagez. Rassurez-vous, il n'y a aucun danger.
—Et ma cousine, mon oncle, est-elle au Pavol?
—Certainement; elle se réjouit beaucoup de faire votre connaissance.»
Mon oncle m'adressa quelques questions sur ma tante, sur ma vie au Buisson, puis il prit un journal et ne dit plus un mot jusqu'à notre arrivée à V...
Nous montâmes alors dans un landau à deux chevaux, qui devait nous conduire au Pavol. On empila comme on put mes colis grossiers dans cet élégant véhicule, où ils faisaient une piètre figure qui m'humiliait profondément.
À peine installé, mon oncle me donna un sac de gâteaux pour me réconforter et se plongea dans un nouveau journal.
Cette manière de procéder commença à m'agacer.