Dans Le Bouquet de Verges, ou Anecdotes curieuses et originales de dames amateurs de flagellation au moyen de Verges de Bouleau, Avec de riches illustrations, Publié pour l'amusement et le bénéfice des dames ayant sous leur tutelle des jeunes dames et messieurs revêches, bêtes, libertins, menteurs et paresseux, Boston: imprimé pour George Fichier, Prix: deux guinée[9]; on trouve 8 lithographies obscènes, de mauvais coloris et très mal exécutées.

[9] The Birchen Bouquet; or Curious and Original Anecdotes of Ladies fond of administering the Birch Discipline. With Rich Engravings. Published for the Amusement as well as for the Benefit of those Ladies who have under their Tuition sulky, stupid, wanton, lying, or idle Young Ladies and Gentlemen. Boston. Printed for George Tickler, Price: Two Guineas.

Ce livre, publié une première fois vers 1770 ou 1790 fut réimprimé en 1826 puis en 1881. Enfin récemment.

Comme dans Les Éléments d'intuition, les scènes de flagellation réunies dans le Bouquet de verges ne sont qu'une compilation de faits qui n'ont aucune valeur littéraire. L'on est même en droit de se demander pourquoi cet ouvrage a été si souvent réédité.

L'École du Couvent, ou Précoces expériences d'un jeune flagellant, par Rosa Bellinda Coote, Londres, Édition privée, M.DCCCLXXIX[10], est un récit divisé en 5 chapitres. Une lettre introductive signée Rosa Bellinda Coote et datée du 10 janvier 1825, nous informe que «les curieux faits suivants ont été portés à ma connaissance et confiés à ma discrétion par une jeune comtesse de ma connaissance». Une allusion y est faite aux propres mémoires de l'auteur, auxquels l'École du Couvent peut bien n'être qu'un appendice. Les deux contes sont l'œuvre de l'éditeur.

[10] The Convent School, or Early Experiences of a Young Flagellant, by Rosa Bellinda Coote, London. Privately Printed. M.DCCCLXXIX.

Lucile, l'héroïne, est maltraitée dès son enfance. A la mort de sa mère, étant encore toute enfant, son père la flagelle avec la dernière violence pour exciter ses passions et se mettre dans un état plus propre à goûter les plaisirs que la gouvernante de Lucile ne semble pas trop lui refuser. Quelques temps après elle est envoyée à Bruxelles dans une école congréganiste, où la supérieure la fouette sans pitié pour son bon plaisir. Mais elle réussit à s'évader de ce couvent; elle va se réfugier à l'hôtel d'Angleterre où l'on aurait refusé de la recevoir, n'aurait été l'intervention d'un gentilhomme anglais Lord Dunwich, qui se trouva être un ami intime du comte d'Ellington auquel elle était fiancée.

Le mariage s'accomplit; mais bientôt le mari la néglige pour ses chevaux et la conséquence en est que la jeune femme se laisse aller dans les bras de Lord Dunwich. L'époux apprend la chose et, déguisé en prêtre, il réussit à surprendre la confession de l'infidèle. Il convient de dire qu'ils étaient tous deux catholiques romains. On lui impose une pénitence et elle est renfermée dans une pièce attenante à l'église. Lord Ellington, toujours revêtu d'habits sacerdotaux et aidé d'un autre moine la flagelle avec la dernière violence et la soumet à toutes sortes d'horreurs et de traitements barbares. Après avoir accompli ces abominations, le mari outragé se retire et revient peu après habillé en homme du monde et la jeune femme le reconnut de suite. Alors le gentilhomme s'écrie: «Femme! ma vengeance est accomplie; vous ne me trahirez plus. J'ai égalisé les choses en dégradant, humiliant et torturant mon épouse adultère. Vous ne me reverrez jamais. Tel a été mon moyen de divorcer d'avec une chienne adultère!» Son amant, Lord Dunwich accueille à bras ouvert Lucille, provoque ensuite le mari cruel et lui tire une balle en plein cœur. Le couple amoureux prend la fuite et Lord Dunwich se noie quelque temps après dans le Rhin.

«Depuis cette époque, dit l'héroïne, vous savez que je me suis consolée en m'abandonnant sans aucune retenue à toutes sortes de manies érotiques et plus particulièrement en m'adonnant à la flagellation de sorte que, chère Rosa, je me sens m'en aller tout doucement, quoique à peine âgée de vingt-cinq ans…»

Le livre n'est en somme pas mal écrit, quoique dans ses différentes parties il ne soit guère attrayant; au contraire, on peut dire que les nombreuses scènes de flagellation agrémentées de tortures plutôt dégoûtantes sont au plus haut point fastidieuses et révoltantes.