— Comment ? Vous… vous prétendriez épouser ?…
— Oui, moi… avec le secours de votre amitié.
Ce dernier mot effaça le sourire de suffisance et de dérision presque insultantes qui se dessinait sur les lèvres du meilleur de mes amis…
— Mon amitié vous est acquise, me dit-il. Mais épouser Mlle Vernon !… Y avez-vous songé ?
— Hé ! Je ne songe plus qu’à cela.
— Mais vous n’êtes même pas Lyonnais !
— Je le deviendrai. J’y suis décidé.
— Vous n’appartenez pas à une famille connue !
— Je m’appliquerai à la faire connaître. Dieu merci, depuis près d’un an que j’habite Lyon, je ne suis pas sans en avoir appris les moyens.
— Vous ignorez tout de nos traditions et de nos convenances. Vous n’avez pas l’âme lyonnaise.