Il y a certains spectateurs qui vont aux séances de prestidigitation, moins pour jouir des illusions que pour faire parade d’une perspicacité très souvent douteuse. Pour ceux-là, l’expérience de la Pendule aérienne est vite expliquée: c’est de l’électricité. C’est plutôt fait.

Mais pour l’observateur consciencieux, pour le savant, pour le connaisseur enfin, il est très difficile de se prononcer sur ce sujet, parce qu’ils savent que pour qu’un effet électro-magnétique se produise, il ne suffit pas d’un courant électrique, il faut encore des appareils matériels qui représentent un certain volume. Ainsi dans le télégraphe même le plus simple, ce sont des roues dentées, un électro-aimant, une palette, des leviers, des supports, etc.

Dans ma pendule aérienne on ne voyait rien de tout cela; il n’y avait qu’un cadran de cristal transparent, au milieu duquel était une aiguille.

Ce cadran était suspendu par de légers cordons et complétement isolé, ce qui n’empêchait pas que l’aiguille tournait à droite et à gauche, s’arrêtait ou reprenait sa marche à la volonté des spectateurs.

Un timbre également en cristal, suspendu en dessous, sonnait l’heure que marquait la pendule, ou bien encore celle qu’on lui désignait. Ces objets, avant et après l’expérience, étaient présentés au public pour être examinés.

Pour terminer, je remettais à un spectateur un cordon auquel tenait le crochet; il y suspendait le timbre et le faisait sonner à son commandement.

LA SECONDE VUE,

Ou la Clochette Mystérieuse.

L’expérience représentée par la gravure ci-contre est un perfectionnement apporté à la Seconde vue, que j’ai décrite au commencement de ce volume. Les résultats sont exactement les mêmes; le principe seul est changé.