Note 3: Ce nom revient souvent dans nos histoires modernes. Il mérite quelque explication. Les Maures, proprement dits, sont les peuples de la Mauritanie Tingitane, ancienne province des Romains en Afrique, aujourd'hui l'empire de Maroc, Tunis, Alger, Tripoli, jusqu'au mont Atlas. Ce pays fut soumis par les Arabes mahométans, et c'est de là qu'ils se répandirent en Europe par le détroit de Gibraltar. Les Européens les appelèrent Maures. D'autres Arabes commercèrent dans l'Inde par la mer Rouge, et les Indiens les appelèrent Maures de la Mecque ou des détroits. Enfin ils nommaient indistinctement Maures les conquérans arabes et turcs qui avaient pénétré dans l'Inde par la Perse, et qui avaient formé des établissemens.[(Retour au texte.)]
Note 4: C'était l'usage d'en élever une dans toutes les terres que l'on découvrait. Jean ii changea cette méthode, et voulut qu'on portât de grosses pierres où étaient écrits son nom, celui du capitaine, et l'année de l'expédition.[(Retour au texte.)]
Note 5: Cabo Tormentoso.[(Retour au texte.)]
Note 6: C'est précisément ce qui arriva quand les Espagnols vinrent du continent de l'Amérique dans l'Archipel indien, comme nous le verrons dans la suite.[(Retour au texte.)]
Note 7: C'est en cet endroit que l'auteur de l'Histoire des Voyages dit qu'on trouva une grande quantité de loups marins, animaux si furieux, qu'ils se défendent contre ceux qui les attaquent. Cette phrase est bien extraordinaire.[(Retour au texte.)]
Note 8: Il a bien fallu rapporter cette réponse de Gama telle qu'elle est dans les historiens; mais au fond, elle paraît un peu étrange. Gama pouvait, sans inconvénient, dire que son maître était le plus grand roi de l'Occident. On connaît le proverbe: À beau mentir qui vient de loin. Mais comment pouvait-il dire que son maître ne connaissait pas le samorin? Quoi! il ne le connaissait pas assez pour lui envoyer des présens, lorsqu'il lui écrit pour lui demander son alliance? Le ministre indien ne devait pas être plus content des raisons de Gama que de ses présens.[(Retour au texte.)]
Note 9: Six cents écus.[(Retour au texte.)]
Note 10: On a appris depuis à en prévenir l'effet en abaissant toutes les voiles.[(Retour au texte.)]
Note 11: Deux mille ducats.[(Retour au texte.)]
Note 12: Le traducteur de la compilation anglaise donne ici un échantillon du style des écrivains portugais, qui est assez curieux. Le morceau est de Faria. Il est absolument dans le goût espagnol, qui dominait alors dans toute l'Europe. Au milieu de l'abus des figures, on y remarque de la noblesse. »Si l'on veut porter un jugement désintéressé des exploits qui acquirent aux Portugais la couronne de l'Asie, on trouvera qu'il n'y avait que Pachéro qui fût propre à la forger avec cette fière chaleur qui fondit les armes et tout l'or de l'opiniâtre samorin; qu'Almeyda seul pouvait lui donner sa forme, et la polir avec son épée et celle de son fils, qui humilièrent l'orgueil du Turc, et que le grand Albuquerque était seul capable d'y mettre la dernière main en l'ornant de ses plus beaux joyaux, Goa, Malaca et Ormuz. Étant entrés tous trois, avec peu de vaisseaux et un petit nombre d'hommes, dans des mers éloignées, où ils trouvèrent des ennemis nombreux, et quantité de places fortes, sans un ami pour les soutenir, et presque sans un arbre pour se mettre à l'abri, ils percèrent des nuées de balles et de flèches empoisonnées pour retourner dans leur patrie, etc.»[(Retour au texte.)]