[60: Il est à peine nécessaire, sans doute, de rappeler ici que ce surnom de Chantilly fut celui de Marie-Justine-Benoîte Cabaret-Duronceray, alias Mme Favart (1727-1772). Quant à Mlle Beauménard, dite Gogo (rôle qu'elle jouait dans le Coq du village), et qui devint, en 1761, l'épouse légitime de Jean-Gilles Colleson, dit Bellecour, on peut consulter sur elle le Colporteur, de Chevrier, la Galerie de la troupe de Voltaire, de De Manne, et les Comédiens du Roi de la troupe française, de M. E. Campardon.]
[61: Thérèse des Hayes, fille de Marie-Anne Carton Dancourt, dite Mimi Dancourt, et de Samuel Boulinon des Hayes, née vers 1713, morte à Paris en 1752.]
[62: Anne-Antoinette-Christine Somis, fille d'un musicien italien. Une note du duc de Luynes (27 avril 1745) nous la montre faisant sa partie, avec Jélyotte et Mlle Fel, dans un concert organisé par M. d'Ardore, ambassadeur de Naples, en l'honneur du mariage du Dauphin. Diderot a parlé de «cette folle de Mme Van Loo» et des distractions qu'elle lui causait pendant qu'il se faisait peindre par son neveu, Michel Van Loo. (Salon de 1767, Oeuvres complètes, éd. Assézat, tome XI.)]
[63: Le 28 novembre 1748.]
[64: Balot de Sauvot, reçu avocat en 1736, et plus tard bailli de Saint-Vrain (Seine-et-Oise), mort en 1761, avait retouché deux ballets, Pygmalion, de Lamotte (1748), et Platée, d'Autreau (1749), musique de Rameau, ce qui lui avait valu de la part de Voltaire le surnom de Balot l'imagination. Son seul titre à l'attention de la postérité est un Éloge de Lancret (1743, in-8), réimprimé de nos jours, d'abord dans la Revue universelle des Arts (tome XIII), puis par M. Jules Guiffrey (1874, in-8), avec notes et documents complémentaires.]
[65: On trouvera le texte de ce procès-verbal et celui d'une plainte de Mme de La Popelinière contre son mari pour coups et blessures (1746) dans un joli petit volume de M. Émile Campardon, la Cheminée de Mme de La Popelinière (Charavay frères, 1879, in-16). M. Campardon y a également cité quelques-uns des couplets grivois qui circulèrent alors et décrit, d'après le Journal de Barbier, les cheminées en carton et à ressorts que les «camelots» du temps vendaient aux curieux.]
[66: Préface de cette tragédie, jouée le 20 mai 1750.]
[67: Jouée pour la première fois le 24 mai 1752, et reprise le 27 novembre suivant, elle eut alors quatre représentations.]
[68: Dans la préface du Théâtre, éd. de 1787.]
[69: Rousseau (Confessions, livre X) prétend qu'il se fit de Marmontel un «irréconciliable ennemi», parce qu'en lui offrant un exemplaire de sa Lettre à d'Alembert, il écrivit sur le titre que ce n'était point pour l'auteur du Mercure, mais pour M. Marmontel. «Il n'a manqué depuis aucune occasion de me nuire dans la société et de me maltraiter indirectement dans ses ouvrages.» Jean-Jacques avait déjà noté le prétendu grief de Marmontel contre lui dans une lettre à Mme de Créquy (5 février 1761).]