[50: L'un s'appelait l'abbé Debon et n'a pas laissé de traces dans l'histoire des lettres; le second, l'abbé Forest, a publié un Almanach historique et chronologique du Languedoc (1752, in-8), que l'on consulte encore, et des Mémoires contenant l'histoire des Jeux floraux (Toulouse, 1775, in-4°).]

[51: Ce n'est pas une simple note, mais tout un petit volume qu'il faudrait consacrer à la destinée bizarre, voluptueuse et tragique de cette Marie-Gabrielle Hévin de Navarre, tour à tour maîtresse de Maurice de Saxe, de Monet, de Marmontel,—sans parler des amants dont le nom lui échappait parfois au moment le moins opportun, comme on va le voir bientôt,—et, finalement, épouse légitime de Louis-Antoine de Mirabeau, frère de l'«Ami des hommes». À défaut d'une étude complète que Louis Paris avait annoncée et qu'il n'a pas publiée, on peut consulter, outre les présents Mémoires, ceux de Monet et de Grosley, quelques pages insuffisamment informées de L. de Loménie dans son livre sur les Mirabeau, enfin une notice de M. A. Joly, doyen de la faculté des lettres de Caen, sur Mademoiselle Navarre, comtesse de Mirabeau, d'après des documents inédits (Caen, 1880, in-8°, 56 p.), extraite des Mémoires de l'Académie de cette ville.]

[52: Jean Monet, dans ses amusants et trop courts Mémoires (Paris, 1772, 2 vol. in-8), a cité plusieurs lettres à lui adressées par Mlle Navarre, dont il prétend n'avoir été que l'ami. Ces lettres, charmantes de verve et de naturel, sont précisément datées de Reims et d'Avenay, où l'enchanteresse faisait chaque année un séjour plus ou moins prolongé.]

[53: Les deux éditions des Poésies de Lattaignant (1750 et 1757) renferment plusieurs épîtres adressées à Mlle Navarre, mais non pas celle à laquelle Marmontel fait allusion ici, non plus qu'une autre épître à lui adressée par le chanoine, et dont une copie figurait dans un recueil manuscrit provenant de Viollet-le-Duc.]

[54: Il y a eu deux personnages de ce nom: Louis de Brancas, marquis de Céreste (1672-1750), maréchal de France en 1741, et Buffile-Hyacinthe-Toussaint de Brancas, comte de Céreste, dit comte de Brancas (1697-1754), tous deux diplomates et militaires. Le titre donné par Mlle Clairon à son interlocuteur fait supposer qu'il s'agit du premier.]

[55: Le 30 avril 1749. Aristomène eut alors dix-sept représentations, momentanément interrompues après la sixième par l'indisposition de Roselly. Reprise le 1er décembre suivant, cette tragédie fut encore jouée onze fois. (Mouhy, Abrégé de l'histoire du Théâtre français.)]

[56: Voyez ci-dessus, note n° 40.]

[57: Alexandre-Jean-Joseph Le Riche de La Poupelinière (telle est la véritable orthographe de son nom), né à Paris en 1692, mort dans la même ville le 5 décembre 1762. Ses mésaventures conjugales l'ont rendu plus célèbre que ses goûts de Mécène et de «virtuose». Voyez le livre suivant.]

[58: J'avais cru tout d'abord que Marmontel faisait allusion à Madeleine-Céleste Fieuzal, fille de François Fieuzal, dit Durancy, et de Françoise-Maisne Dessuslefour, dite Darimath, baptisée le 23 mai 1746, à Saint-Laurent (De Manne, Galerie de la troupe de Voltaire); mais cette date ne saurait coïncider avec celle du séjour de Marmontel dans le quartier du Luxembourg, après sa rupture avec Mlle Navarre, c'est-à-dire vers 1749 ou 1750. Il sera question plus loin du début de la jeune Durancy à la Comédie-Française.]

[59: M. Ad. Jullien a cité, d'après Denizart (Collection de décisions nouvelles et de notions relatives à la jurisprudence), dans son étude sur le Théâtre des demoiselles Verrière (1875, gr. in-8), le texte de l'acte de baptême de Marie-Aurore, présentée le 19 octobre 1748 en l'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais, comme fille de Jean-Baptiste de La Rivière, bourgeois de Paris, et de Marie Rinteau, sa femme; mais, lorsqu'à l'âge de quinze ans elle accepta la main du comte de Horn, bâtard de Louis XV, elle se fit reconnaître pour fille naturelle de Maurice de Saxe. Restée veuve à seize ans, sans que, dit-on, le mariage ait été consommé, elle épousa, au mois de mars 1777, à Londres, dans la chapelle de l'ambassade française, Claude-Louis Dupin de Francueil, l'ancien amant de Mme d'Épinay. De cette union fort disparate, quant à l'âge des conjoints, naquit, le 13 janvier 1778, un fils qui fut le père de George Sand.]