[40: Raisouche-Montet, dit Roselly, né à Paris en 1722, débuta en 1742 et fut reçu l'année suivante. Parmi ses principaux rôles, on cite ceux de Cimber dans la Mort de César, de Voltaire, de Pylade dans Oreste, d'Arcire dans Aristomène, de Marmontel (dont il sera question plus loin) et de Télémaque dans Pénélope, tragédie de l'abbé Genest, reprise en 1745. Ce rôle fut, quelques années plus tard, la cause de sa mort; insulté et provoqué par son camarade Ribou qui le lui disputait, il reçut deux coups d'épée dont il mourut deux jours plus tard, le 22 décembre 1750. La querelle est racontée tout au long dans le Journal de Collé (éd. H. Bonhomme, I, 264-266). Voir aussi, dans la dernière édition de la Correspondance de Grimm (II, 19), une épigramme sur ce duel.]
[41: Jean-Grégoire Bauvin, né à Arras, en 1714, mort le 7 janvier 1776. La tragédie des Chérusques, adaptation d'Arminius de Schlegel, fut jouée au Théâtre-Français, grâce à la protection de Marie-Antoinette (1772). Grimm prétend que les États d'Artois avaient promis une pension à l'auteur si sa pièce était jouée trois fois et que le public mit de la bonne volonté à la lui faire obtenir.]
[42: C'est probablement pour cela qu'elle est devenue si rare. L'Observateur littéraire (1746, in-12), qu'il ne faut pas confondre avec la feuille, portant le même titre, rédigée par l'abbé de La Porte (1758-1761), a été réimprimé par Villenave dans l'édition de 1821, d'après un exemplaire incomplet de 24 pages sur 120, le seul que Villenave ait pu se procurer.]
[43: Le sujet du concours était la Gloire de Louis XIV perpétuée dans le roi, son successeur.]
[44: Il est assez singulier, comme Villenave l'observe avec raison, que Marmontel n'ait rien dit ici de l'édition de la Henriade (Prault, 1746, 2 vol. in-12, vignettes de Cochin) pour laquelle il écrivit une Préface maintes fois réimprimée depuis dans les Oeuvres complètes de Voltaire. (Voir la Bibliographie de M. C. Bengesco, tome Ier, n° 375.) Le débit de cette édition expliquerait encore mieux que celui du poème académique la générosité de Voltaire.]
[45: Harenc de Presle, banquier, rue du Sentier. Son cabinet de tableaux renfermait, selon l'Almanach des artistes (1777, p. 180), un Guide, deux Murillo, des Rubens, des Van Dyck, Wouwerman, Van Huysum, Teniers, et autres; il y avait joint de précieux ouvrages du fameux Boule. M. G. Duplessis a cité, dans son travail sur les Ventes de tableaux… aux XVIIe et XVIIIe siècles (1874, in-8°), le Catalogue d'objets rares et précieux en tous genres provenant du citoyen Aranc (sic) de Presle, vendus aux enchères, le 11 floréal an III (30 avril 1795), par les soins de J.-A. Lebrun jeune. Il faut joindre à ce catalogue une addition de quatre pages contenant la mention de Recueils d'estampes reliés en maroquin et en veau.]
[46: Depuis la publication de la Politique de tous les cabinets de l'Europe (1793, 2 vol. in-8), de la Correspondance secrète inédite de Louis XV, par Boutaric, et du Secret du Roi, par M. le duc de Broglie, la part prise par Favier à la diplomatie occulte n'est pas douteuse. Sa vie privée, qui fut celle d'un épicurien, est moins connue, et, si l'on sait la date de sa mort (2 avril 1784), on n'a pas encore signalé celle de sa naissance. On peut du moins lire sur lui quelques pages de Sénac de Meilhan dont se sont inspirés tous ceux qui, de nos jours, ont parlé de Favier. (Voy. le Gouvernement, les Moeurs et les Conditions en France avant la Révolution, éd. de Lescure, Poulet-Malassis, 1862, in-18.)]
[47: Denys le Tyran, joué le 5 février 1748, obtint alors seize représentations, et en eut six autres à la reprise du 25 novembre de la même année. (Mouhy, Abrégé de l'histoire du Théâtre Français.)]
[48: Louis-Anne de Lavirotte, né à Nolay (Côte-d'Or), en 1725, mort à Paris le 3 mai 1759, a publié, entre autres traductions, celle de l'Exposition des découvertes physiques de Newton, par Mac-Laurin (Paris, 1749, in-8).]
[49: Daniel Huet n'a rien écrit sous le titre de Théologie; peut-être Marmontel veut-il désigner sa Demonstratio evangelica (1679, in-folio). Mais la traduction de l'abbé de Prades n'a pas vu le jour. Jean-Martin de Prades, né à Castel-Sarrazin en 1720, mort à Glogau en 1782, dut son éphémère célébrité à une thèse sur les miracles (1751), qui fit scandale, et dont Diderot rédigea la défense avec l'auteur et l'abbé Yvon.]