[30: Cette première lettre n'est pas connue.]
[31: Poitevin-Peitavi, auteur de Mémoires pour servir à l'histoire des Jeux Floraux (Toulouse, 1815, 2 vol. in-8), s'est inscrit en faux contre cette assertion. Marmontel remporta, en effet, deux prix en 1744 et en 1745, mais non le prix d'honneur, c'est-à-dire l'amarante, qu'il n'obtint que le 3 mai 1749, avec une ode sur la Chasse, alors qu'il était deux fois déjà lauréat de l'Académie française. Les autres pièces couronnées sont les suivantes: l'Églogue, idylle (1744); la Jonction des deux mers par Hercule, poème (1745); l'Incarnation du Verbe, Philis (À Mme la c. D.) (1745); l'Origine du fard, idylle (1745).]
[32: Marmontel veut certainement parler ici de Jean Reynal, né à Grammont en Rouergue, en 1702, d'une famille obscure, entré à seize ans chez les doctrinaires de Villefranche. Professeur à vingt-cinq ans, il enseigna successivement, au collège de l'Esquille, la rhétorique et la philosophie, fut recteur du collège, puis appelé, malgré sa résistance, au généralat de la congrégation. Il mourut en 1763. Reynal avait composé un poème latin sur l'Aimant.]
[33: Charles-Antoine de La Roche-Aymon, né en 1697, mort le 27 octobre 1777, évêque in partibus de Sarepta (1725), puis de Tarbes (1729), archevêque de Toulouse en 1740, archevêque de Reims en 1752, grand aumônier de France, cardinal, abbé de Saint-Germain-des-Prés, et ministre de la feuille des bénéfices.]
[34: Poitevin-Peitavi cite, parmi les confrères de Marmontel à la Petite Académie, le chevalier de Rességuier, d'Aufrery, Castilhon, le président d'Orbessan, le président du Puget, etc. Cette association n'était pas en concurrence avec la séculaire institution des Jeux floraux; c'était plutôt une sorte de séminaire poétique où l'on s'exerçait aux luttes futures.]
[35: Henri-Gabriel du Puget, né le 23 juillet 1725, de Charles-Joachim du Puget, président au Parlement de Toulouse, et de Marie de Pralheau, conseiller en 1748, président à mortier le 23 mai 1759, mort le 25 octobre 1772.]
[36: Jean-Gaspard de Maniban, né à Toulouse le 2 juillet 1686, fils d'un président à mortier, fut lui-même élevé à cette dignité en 1714; nommé premier président en 1721, il mourut dans l'exercice de ses fonctions, le 30 août 1762. Il avait épousé, en 1707, Jeanne-Christine de Lamoignon, fille de Chrétien-François de Lamoignon, président à mortier au Parlement de Paris.]
[37: Selon Poitevin-Peitavi, «ce récit est absolument incroyable de ceux qui se souviennent du ton du pays et des moeurs de ce temps-là, qui savent que M. du Puget était de l'âge de Marmontel, aussi vigoureux que lui, exercé, comme tous les jeunes Toulousains, au maniement des armes, et sentant, au moins à vingt-deux ans, que la prérogative de pouvoir être toujours armé avait pour objet principal la défense de son honneur et la répression des outrages que Marmontel se vante de lui avoir faits impunément».]
[38: Les Thermes de Julien appartenaient depuis le XIVe siècle à l'ordre de Cluny, qui n'en fut dépossédé qu'en 1790. (Leroux de Lincy, Mémoires de la Société des antiquaires de France, tome XVIII.)]
[39: Selon le duc de Luynes et le Journal de Barbier, la retraite ou la disgrâce de Philibert Orry fut officiellement connue dans les premiers jours de décembre 1745; mais le bruit s'en était répandu auparavant parmi les gens bien informés, car Marmontel, dans une lettre adressée au marquis de Fulvy, neveu du ministre, dit qu'il arriva à Paris au mois d'octobre 1745. Cette lettre, datée du 26 décembre 1788, a été publiée dans les Étrennes d'Apollon, de d'Aquin de Chateaulyon, pour 1789, et réimprimée par Labouisse-Rochefort dans ses Souvenirs et Mélanges, t. I, p. 197.]