[158] Ms. d'Amiens, fo 93.

[159] Il est curieux de comparer sous ce rapport Froissart aux chroniqueurs des siècles précédents: le curé des Estinnes, le chanoine de Chimay, est beaucoup plus dégagé des préoccupations ecclésiastiques qu'un Villehardouin ou un Joinville, par exemple; il a davantage ce qu'on peut appeler l'esprit laïque, cet esprit qui a dispensé la France au seizième siècle de se faire protestante, et auquel la Révolution française doit ce qu'elle a de sain, la partie malsaine ayant été recueillie dans l'héritage de la centralisation monarchique. Il faut juger l'arbre par ses fruits: la France, animée de cet esprit large, qui est l'une des faces de son génie, a joui de la liberté religieuse dans les mœurs aussi bien que dans les lois avant les pays de l'Europe qui ont embrassé la Réforme.

[160] P. 151, 161, 437, 438. Cf. Jean le Bel, éd. de M. Polain, t. I, p. 149 et 150.

[161] Voyez plus haut, p. [LIV].

[162] Justice a été rendue à Richard II par un digne compatriote de Froissart, M. H. Wallon dans son beau livre intitulé: Richard II, Épisode de la rivalité de la France et de l'Angleterre. Paris, Hachette, 1864, 2 vol. in-8o. Un art discret est mis dans cet ouvrage au service d'une science approfondie, d'une conviction pleine de chaleur contenue; le passé y est étudié pour lui-même, et l'on n'y trouve aucune de ces allusions par où les partisans déguisés en historiens mettent ce qu'ils appellent l'amorce aux passions de leurs contemporains. Aussi le livre de M. Wallon a-t-il échappé à la mode, mais en revanche il ne se fanera pas.

[163] P. 395, 437, 449. On retrouvera des passages analogues et plus significatifs encore dans tous les volumes de cette édition.

[164] Voyez Jean le Bel, édit. Polain, t. I, p. 122, 125, 133.

[165] Voyez la seconde partie de cette Introduction, chap. III, p. [XCVIII].

[166] P. 1 et 2.

[167] Voyez Jean le Bel, Chroniques, édit. Polain, t. I, p. 46. Cf. Froissart, t. I de notre édition, p. 50.