Or retournons au siège de Cambrai et comptons conment, depuis les desfiances faites et envoiies au duc de Braibant, le troisime jour apriès, tout se deslogièrent et requellièrent tentes et trefs, et mist on tout à charoi et à voiture. Et s'en vint li rois d'Engleterre logier au Mont Saint Martin, une abbeie de blans monnes, laquelle est moult belle et moult bien edefiie. Fos 47 vo et 48.

P. [164], l. 15: frait.—Ms. B 6: Sy fu là le siège devant Cambray environ cinq sepmaines, et près que tous les jours il y avoit escarmuche ou assault. Et travilloient les Haynuiers plus cheulx de Cambray que tous les autres. Fo 109.

P. [164], l. 17: royaume.—Ms. B 6: en requerant bataille, se avoir le povoit, à son adversaire le roy Phelippe. Sy se deslogèrent de devant Cambray. Et donna à Jaques de Hartevelle congiet et as Flamens de retourner en Flandres. Et les remerchya grandement de che que tant s'estoient travilliet de là venir à sa prière. Fo 110.

§ 79. P. 165, l. 4: congiet.—Ms. B 6: Le jone conte de Haynau dit au roy d'Engleterre que, sy avant que l'Empire le porteroit, il yroit. Et quant il deut entrer en Franche, il luy dist: «Sire roy d'Engleterre et bieau frères, je croy que je me suis bien acquités devers vous du commandement de l'Empereur. Vechy delà ceste rivière le royalme de Franche, et le roy est mes oncles, et est à neuf lieues près de chy, et a fait son mandement, et m'a jà mandet et escript que je luy doy serviche et homage: se l'yray servir.»—«Bieau frère, respondy le roy d'Engleterre, vostre compaignie me plaisoit grandement; mais je ne voel pas que vous vos desloyautés pour mon serviche: adieu vous dy jusques au revoir.» Ensy se departirent li uns de l'autre. Le conte de Haynau prist congiet et prist le chemin de Peronne en Vermendois, et le roy d'Engleterre cheluy du Mont Saint Martin. Et osy tost que il furent passez la rivière, ilz entrèrent en Franche. Fo 110 et 111.

P. [165], l. 9: l'Empire.—Ms. de Rome: car il estoit homs au roi de France, voirement estoit de la terre d'Ostrevant, de laquelle madame sa mère estoit doée, se ne li voloit faire point de gerre. Fo 48.

P. [165], l. 13: congiet.—Ms. de Rome: et rentra en son pais et s'en vint à Valenchiennes dalés madame sa fenme. Fo 48.

P. [165], l. 21: de Flandres.—Ms. B 6: de Mauny. Fo 111.

P. [165], l. 24: en Engleterre.—Ms. B 6: en Flandres. Fo 111.

P. [165], l. 26: deux.—Ms. B 6: quatre. Fo 111.

P. [165], l. 26: jours.—Ms. d'Amiens: et li dus de Braibant dallés lui, penssans et ymaginans lequel chemin il tenroient pour entrer en Franche. Fo 34.