[265] Côtes-du-Nord, arr. Saint-Brieuc.

[266] Aujourd'hui hameau de la commune d'Evran, Côtes-du-Nord, arr. Dinan.

[267] Ille-et-Vilaine, arr. Redon, c. Pipriac.

[268] Morbihan, arr. Vannes, c. Allaire.

[269] Jeanne, femme de Charles de Blois, avait pour mère Jeanne d'Avaugour, mariée à Gui, comte de Penthièvre, fille et héritière de Henri seigneur d'Avaugour. Un petit hameau de la commune de Saint-Péver, Côtes-du-Nord, arr. Guingamp, c. Plouagat, porte encore aujourd'hui le nom illustré par cette famille qui descendait d'Eude comte de Bretagne.

[270] Dom Morice conjecture (Hist. de Bretagne, t. I, p. 248) que Froissart a voulu désigner ici Roscoff; mais, comme l'a fait remarquer Dacier, il y a bien peu d'analogie entre Gredo et Roscoff. Dacier propose de lire Coredou, village sur le bord d'une petite anse à l'ouest de Saint-Pol-de-Léon, et l'identification de Gredo avec Coredou a été adoptée par Buchon (t. I, éd. du Panthéon, p. LIV). Il nous a été impossible de retrouver exactement, soit dans les dictionnaires, soit sur les cartes, le Coredou de Dacier. Le nom de ce port est écrit Grendo dans Jean le Bel (v. t. I, p. 236). D'après la deuxième rédaction ou ms. d'Amiens (v. p. 291) Jean de Montfort se serait embarqué à Guérande, et d'après la troisième rédaction ou ms. de Rome (v. p. 295) à Vannes. En proposant d'identifier Gredo avec Redon, nous nous fondons principalement sur le passage suivant de la troisième rédaction ou ms. de Rome: «....et vinrent ariver à Grède, au plus proçain port de Vennes et de Rennes.» P. 391. D'ailleurs, même en ce qui concerne la première rédaction, 10 mss. sur 33, les mss. 23 à 33 donnent la variante Redon pour Gredo (voy. p. 397). L'addition d'un g parasite dans Gredo s'est faite comme dans grenouille, de ranuncula. Redon a un port sur la Vilaine accessible aux navires de médiocre grandeur.

[271] Par acte daté de Westminster le 24 septembre 1341, Édouard III donne le comté de Richmond avec toutes ses dépendances à son très-cher cousin Jean duc de Bretagne et comte de Montfort, en témoignage de l'alliance conclue entre lui et le dit Jean et aussi en dédommagement du comté de Montfort confisqué par Philippe de Valois (Rymer, Foedera, vol. II, p. 1176). On ne trouve du reste aucune trace dans les pièces publiées par Rymer de l'hommage du duché de Bretagne qui aurait été fait dans cette circonstance par Jean de Montfort à Édouard III.

[272] D'après le ms. de Rome (v. p. 302), les messagers furent les seigneurs de Montmorency et de Saint-Venant.

[273] Nous avons corrigé ici Froissart qui dit, sans doute par inadvertance, que Jean de Montfort n'était pas issu du même père que le feu duc de Bretagne et son frère le comte de Penthièvre. La vérité est, comme l'indique notre chroniqueur dans un des chapitres précédents, que Jean III, duc de Bretagne, et Gui comte de Penthièvre étaient sortis d'un premier mariage d'Arthur II duc de Bretagne avec Marie vicomtesse de Limoges, tandis que Jean de Montfort devait le jour à un second mariage d'Arthur II avec Iolande de Dreux.

[274] L'arrêt rendu en faveur de Charles de Blois «in curia nostra, in magno consilio nostro Parium Franciæ, prælatorum, baronum aliorumque...» est daté de Conflans le 7 septembre 1341. V. Mémoires pour servir de preuves à l'histoire de Bretagne, par dom Morice, t. I, col. 1421 à 1424. Froissart se trompe sur les considérants de cet arrêt. Il n'y est fait mention que des raisons et des exemples allégués par Charles de Blois, d'une part, pour prouver qu'en Bretagne les représentants du frère aîné, lorsqu'il s'agissait d'une succession noble, la recueillaient au préjudice du frère cadet; et par le comte de Montfort, d'autre part, pour établir le contraire.