[275] Cf. Jean le Bel, chap. XLVII, t. I, p. 243 à 249.

[276] «Le voyage de Bretagne et l'ost devant Nantes fait par le duc de Normandie et les establies après ensuivant le dit voyage, commençant 26 septembre 1341, finant 6 mai 1342: Eude duc de Bourgoigne, Gaucher duc d'Athènes, le comte de Joigny, Jean de Chalon, André de Chauvigny, Gile sire de Soocourt, Bernart sire de Morueil, Rogue sire de Hangest, Jean de Chastillon, Charles sire de Montmorency.... Arnaut de la Vie sire de Villemur, Hue de Bouville, G. de Craon, Hue sire de Faignoles, Robert Bertran mareschal de France, Payen de Mailly, Jean de Vienne, Regnaut sire de Honcourt, Godefroy de Nast, etc....» V. De Camps, portef. 83, fos 452 à 453 vo.

[277] «La retenue des gens d'armes de l'hostel de nous Raoul, comte de Eu, connestable de France, qui avecques nous ont esté en Bretaingne en la compaignie mgr le duc de Normandie ès mois d'octobre et de novembre 1341. Nous connestable, 1 bann., 4 chv. bach. et 53 esc.; venus du comté d'Eu à Angers.. Pour nostre bannière, Tassart de Basinguehan—Raoul comte de Guisnes nostre fil, chev. bann.; pour sa bannière, Bertaut d'Outreleaue.» De Camps, 83, fo 416.

Les principaux chevaliers de la bataille du comte d'Eu sont: Jean, seigneur de Walencourt, chev. bann., 2 chev. bach. et 15 esc., venus de Wallaincourt en Cambraisis;—Drieu de Mello, chev., 3 esc., venus de Saint Brice en Aucerrois;—Guillaume de Merlo, chev., 3 esc., venus de Poisse en Aussay;—Gieffroy de Charny, chev., 3 esc., venus de Pierrepertuis sous Vezelay;—Ferry de Chardoingne, chev., 6 esc., venus d'Oupie en l'évesché de Verdun;—Loys de Corbon, chev., 8 esc., venus de Guion en Barrois;—Jean Mauvoisin, chev., 2 esc., venus d'auprès Vernon en Normandie;—Philippe de Pont, chev., 3 esc., venus d'Aencourt prez d'Arche en Normandie;—Guillaume de Villers, 2 esc., venus de Villers en Vimeu;—Philippe de Buissy, chev., 2 esc., venus de Savoye;—Jean de Landas, Baudoin de Bavelinguen, Jean de Dargny, Jean Maquerel, Gieffroy du Forestel;—Robert le Thyoys, chev., 3 esc., venus de Gisors.» De Camps, 83, fos 416 à 419.

[278] Champtoceaux, Maine-et-Loire, arr. Cholet, sur la rive gauche de la Loire. Les ruines du château de Champtoceaux couvrent encore aujourd'hui les flancs d'un monticule situé à moins de cent mètres du lit de la Loire.

[279] Le siége de Champtoceaux dura au moins depuis le 10 octobre jusqu'au 26 du même mois: «Robert de Marigny esc. fait chev. nouviaus à Chantociaus le 10 octobre, 5 esc., venus de Triestrieux lez Beauvais.» De Camps, 83, fo 419—«Jean de Honnecourt escuier fait chevalier nouveau à Cantociaus le 26 octobreIbid., fo 417.

[280] Loire-Inférieure, arr. Nantes. Carquefou n'est qu'à 10 kilomètres de Nantes.

[281] La poterne de Richebourg, qui donnait accès dans le faubourg de ce nom, était située au nord-est de Nantes, sur la rive droite de la Loire, entre l'Erdre et ce fleuve.

[282] La poterne de Sauve, anciennement appelée de Sauve Tour, qui donnait accès dans le Bourgneuf, était située sur la rive droite de la Loire comme la poterne de Richebourg, un peu à l'ouest de cette dernière, près de la rivière d'Erdre. Une indication de détail sur la topographie de Nantes aussi précise que celle des deux poternes de Richebourg et de Sauve semble due à des souvenirs personnels. Quoi qu'il en soit, il est à remarquer que cette indication ne se trouve que dans la troisième et dernière rédaction du premier livre des Chroniques représentée par le ms. de Rome.

[283] Froissart a varié dans ses diverses rédactions sur la date de la reddition de Nantes: dans la première rédaction (v. p. 113), cette date est fixée aux environs de la Toussaint, dans la troisième (v. p. 319) à la nuit de la Toussaint, dans la deuxième (v. p. 318) au 20 octobre. Ce qui est certain, c'est que les Français occupaient Nantes dès le 21 novembre. En vertu d'une charte datée du 21 novembre 1341, une imposition de 4 deniers pour livre sur l'achat et la vente des denrées fut établie à Nantes par Robert Bertran, sire de Bricquebec, maréchal de France, capitaine pour le roi ès parties de Bretagne, et par Olivier, évêque de Nantes. Mémoires pour servir de preuves à l'histoire de Bretagne, par Morice, t. I, col. 1429.