[284] D'après la deuxième rédaction (v. p. 317), l'arrivée du comte de Montfort à Paris aurait précédé le retour du duc de Normandie. D'après les première (v. p. 114) et troisième (v. p. 321) rédactions, au contraire, c'est le duc de Normandie lui-même qui, au retour de son expédition en Bretagne, aurait amené à Paris le compétiteur de Charles de Blois et l'aurait livré au roi de France. Cette dernière version est d'autant plus vraisemblable que, selon Froissart, le duc de Normandie et les seigneurs français quittèrent Nantes pour retourner dans leurs foyers peu après la Toussaint; or il est certain que le comte de Montfort était encore à Nantes le 18 décembre, date d'une lettre qu'il écrivit à «ses petits bacheliers» Tanneguy du Châtel, Geffroi de Malestroit et Henri de Kaër. Preuves de l'hist. de Bretagne, par Morice, t. I, col. 1428.

[285] Côtes-du-Nord, arr. Saint-Brieuc.

[286] Ille-et-Vilaine, arr. Saint-Malo.

[287] Aujourd'hui hameau de la commune de Plougonvelin, Finistère, arr. Brest, c. Saint-Renan.

[288] D'après le ms. de Rome (v. p. 320), c'est à Vannes, au château de La Motte, non à Rennes, que la comtesse de Montfort aurait appris que son mari était tombé aux mains des Français.

[289] Cf. Jean le Bel, chap. XLVIII à LI, t. I, p. 251 à 275.

[290] David II, accompagné de Jeanne d'Angleterre sa femme, débarqua à Inverbervic dans le comté de Kincardine, le 4 mai 1341.

[291] Le mandement du roi d'Angleterre pour faire assembler à Newcastle-upon-Tyne le 24 janvier 1342 les troupes qui doivent marcher contre les Ecossais, est daté de Newcastle-upon-Tyne le 4 décembre 1341. V. Rymer, Fœdera, vol II, p. 1183 et 1184.

[292] Froissart veut sans doute désigner ici le château de Wark, situé entre Newcastle et Carlisle, sur la rive gauche de la Tyne, qui appartenait au comte de Salisbury.

[293] Les pouvoirs donnés par Édouard III pour traiter avec les ambassadeurs de David Bruce, soit de la paix, soit seulement d'une trêve, sont datés des 20 mars et 3 avril 1342. V. Rymer, Fœdera, vol. II, p. 1189, 1190 et 1191. Édouard III était de retour à Londres le 20 février 1342 (Rymer, ibid., p. 1187), après avoir demeuré sur les frontières de l'Ecosse depuis le commencement de novembre 1341.