P. [13], l. 19: trois mille.—Mss. A 1 à 6, 18, 19: trois cens. Fº 103.
P. [13], l. 21: Dinant.—Mss. A 1 à 7, 11 à 14, 18 à 33: Dignant. Fº 103.
P. [13], l. 21: et jusques à le Roce Periot.—Ces mots ont été ajoutés dans les mss. B.
P. [13], l. 24: Souseniot.—Mss. A 1 à 6, 11 à 14, 18, 19: Sustinot. Fº 103.—Ms. A 7: Suseniou. Fº 98.—Mss. A 8 et 9: Suseniot. Fº 94 vº.—Mss. A 15 à 17: Sussenioth. Fº 104 vº.
P. [13], l. 29: Lyon.—Les mss. A 1 à 6, 11 à 14, 18, 19 à 23 ajoutent: le sire de Tournemine. Fº 103.
P. [14], l. 8: as deux frères de Pennefort.—Les mss. A 1 à 9, 11 à 19, 23 à 33 substituent: et à messire Gerard de Rochefort. Fº 103 vº.
P. [14], l. 9: Tigri.--Mss. A 1 à 7, 18 à 33: Triviguidi, Treviguidi. Fº 103 vº.—Mss. A 8, 9, 15 à 17: Tigri. Fº 94 vº.—Mss. A 11 à 14: Tringuidi. Fº 99.
P. [15], l. 5: grawès.—Mss. A 1 à 6, 11 à 14, 18, 19: crapes, crappes. Fº 103 vº.—Mss. A 20 à 22: grapins. Fº 154.
§ 190. P. [16], l. 24: Ensi.—Ms. d’Amiens: Ensi que je vous recorde et par l’emprise et soutieuté monseigneur Robert d’Artois, fu la chité de Vennes prise, et fissent de ceux et de celles qu’il trouvèrent laiens, leur vollenté. Quant ce vint au matin, que tout li baron et li chevalier eurent entendu à leur besoingnez et veirent que point de recouvrier n’y avoit ens ès Franchois, ne nul samblant de retourner pour combattre, si se tinrent pour tout asseuret et vinrent querre la comtesse de Montfort et l’amenèrent dedenz le chité en grant joie. Et disnèrent ou castiel tout li seigneur avoecq monseigneur Robert d’Artois et la dessus ditte comtesse. Or vous parlerons dou pays qui fu durement effraés et esmervilliés de ceste avenue; meysmes messires Charlez de Blois par especial en fu trop durement courouchiés. Si manda à son marescal monseigneur Robert de Biaumanoir et au viscomte de Rohem qu’il chevauçaissent celle part, car li prise de Vennez estoit trop perilleuse pour le pays. Et manda encorrez messires Carlez de Blois à monseigneur Loeis d’Espaigne que il pourveist la ville de Camper Corentin bien et suffisamment et y lasast bons cappitainnes et seurs, et rentrast en mer et gardast les frontières de Saint Malo et de Saint Mahieu de Finne Postierne, dou port de Bay et de Gredo, de Garlande et de Camperli, et que il ne pooit faire milleur esploit que de gueriier sur mer allans et venans d’Engleterre en Bretaingne, ou kas que li Englès li estoient ennemy. A l’ordonnance de monseigneur Carle de Blois vot obeir li dessus dis messires Loeys, et laissa dedens Camper Correntin le seigneur de Quitin et messire Guillaumme dou Broeil et messire Henri de le Saucerrelle, puis s’en parti et se mist avoecq Espagnos et Geneuois sus mer en le compaignie de monseigneur Carle Grimaus et de monseigneur Othon Doriie. Or renvenrons à monseigneur Robiert d’Artois et as seigneurs d’Engleterre qui estoient dedens la cité de Vennes.
Au cinquime jour que la cité de Vennes eult estet prise, ordonnèrent li seigneur que messires Gautiers de Mauny et messires Yves de Tigueri ramenaissent la comtesse de Montfort dedens le ville de Hainbon, et de là ne partesissent jusques à tant que il orroient autrez nouvelles, mais fuissent songneux de garder le forterèce, car c’est une grant clés ou pays pour yaulx. Messires Ghautiers s’i acorda, et ramenèrent la dite comtesse à grant routte, qui y fu liement rechupte. Encorrez ordonna messires Robers d’Artois, comme chiéz et souverains de ceste chevauchie et armée de par le roy englès, que li comtez de Sallebrin, li comtez de Pennebrucq, li comtez de Sufforch, li comtes de Cornuaille et aucun autre baron alaissent assegier la cité de Rennes et il demorroit en Vennes, et messires Richart de Stamfort o lui, et garderoit là le chité et l’entrée. Enssi comme il l’ordounna, il fu fait. Chil seigneur d’Engleterre et leurs gens s’appareillièrent pour venir devant Rennes. Cez nouvellez sceut messires Carlez de Bloix que li Englès venroient assegier Rennes. Si eut consseil qu’il s’en partiroit et madamme sa femme ossi, car mieux entenderoient à leurs besoingnes, se il avoient lez clés des camps, que ce que il fuissent là dedens enclos. Si fist sa femme amenner à Nantes, et il s’en vint au Suseniot, et laissa dedens Rennes à cappitainne le seigneur d’Ansenis, messire Ievain Charuiel, qui estoit adonc jones bacelers, et monseigneur Bertran de Claieqin, qui ossi estoit moult jones et de grant emprise, et avoecq yaux pluisseurs escuiers de Bretaingne, de Bourgoingne et de Normendie. Et li dessus dit seigneur d’Engleterre s’en vinrent devant Rennes, et l’assegièrent de tous les poins, et i fissent tamaint assault. Et li saudoiier et compaignon de la chité, parmi l’ayde des bourgois, ossi le gardèrent très bien. Fos 76 vº et 77.