P. [43], l. 3: deux mille.—Mss. A 20 à 22: trois mille. Fº 163 vº.

P. [43], l. 3: arciers.—Ms. B 6: Adonc pria le conte Derby à messire Gautier de Mauny que en che voyage il vaulsist estre son compaignon, car le dit conte le tenoit pour tout le milleur chevalier d’Engleterre... Car très donc en devant avoit messire Gautier à son commandement grant foison de bons compaignons et d’archiés, quant il volloit aller en une armée, car tout le servoient vollentiers pour les hardies emprises de luy, sa proèche et son eur. Car oncques ne fut le dit Gautier en plache qui ne fust pour luy et pour ses gens. Celle fortune ot il tout son vivant: dont ly chevaliers et escuiers et les compaignons de guerre l’en amoient de mieulz. Fos 241 et 242.

P. [43], l. 9: d’Augourne.—Mss. A 1 à 6, 8, 18 à 22, 30 à 33: Angorne, Angourne. Fº 111.—Mss. A 15 à 17, 23 à 29: d’Agorne. Fº 112 vº.

P. [43], l. 12: li rois Phelippes.—Mss. A 20 à 22: messire Charles de Bloiz. Fº 163 vº.

P. [43], l. 19: de Dulnestre.—Mss. A 1 à 6, 8, 15 à 19, 23 à 33: de Duluestre. Fº 111.—Ms. A 7: d’Uluestre. Fº 106.—Mss. A 11 à 14: de Luestre. Fº 106.—Mss. A 20 à 22: Deulnestre. Fº 164.

P. [43], l. 19: li Irois.—Mss. A 1 à 7, 11 à 14, 18, 19, 30 à 33: les Escos. Fº 111.—Mss. A 20 à 29: les Escoçois. Fº 164.

P. [43], l. 21 et 22: de Dulnestre.—Mss. A 1 à 19, 23 à 33: de Duluestre. Fº 111.—Mss. A 20 à 22: d’Ulnestre. Fº 164.

§ 206. P. [43], l. 25: Ensi que.—Ms. d’Amiens: Ensi que vous me povés oyr, departi li roys englès ses gens, chiaux qui yroient en Gascoingne, chiaux qui yroient en Bretaingne, et chiaux qui yroient en Yrlande. Et fist delivrer par sez tresoriers as chappittainnes assés or et argent pour tenir leur estat et paiier les compaignons de leurs gages: chil se partirent enssi que ordonné estoient.

Or parlerons premierement dou comte Derbi, car il eut le plus grant carge et ossi lez plus bellez aventures d’armez. Quant touttes sez besoingnes furent pourveues et ordonnées, et sez gens venus, et si vaissiel freté, cargiet et abilliet, il prist congiet au roy et s’en vint à Hantonne, et là monta en mer avoecq le kerke dessus ditte; et singlèrent tant au vent et as estoilles qu’il arivèrent à Baione, une bonne ville, forte et grosse, qui toudis s’est tenue au roy englès. Si y prissent terre et descargièrent touttez leurs pourveanches le cinquime jour de juing l’an mil trois cens quarante quatre. Et furent liement recheu et requeilliés des bourgois de Baionne et des bonnes gens de le ville, et trouvèrent là aucuns chevaliers et escuiers.

Quant li comtes Derbi eut sejourné en le bonne ville de Baionne par six jours et touttes ses gens ossi, et il s’i furent bien rafreski, si s’en parti et remerchia tous les bourgois de le bonne feste que fait li avoient; et fist tant qu’il vint en le bonne chité de Bourdiaux, là où on l’atendoit, et eurent grant joie de sa venue, car moult l’avoient desiret. Si vinrent contre lui à grant pourcession, et l’amenèrent dedens le cité à grant quantité de trompes et de pluisseurs menestrandies. Si fu li corps dou comte logiés en l’abbeie de Saint Andrieu, et li autre parmy le chité: il trouvèrent bien ù et coumment, car elle est grande assés pour bien aisier une grant ost. Or vinrent lez nouvellez au comte de Laille, qui se tenoit en Bregerach à quatre lieuwez de là, que li comtez Derbi estoit venus à Bourdiaux et avoit moult grant fuisson de gens d’armes et d’archiers, et estoit fors assés pour tenir lez camps, et de assaillir, assegier et prendre castiaux et bonnes villes. Ces nouvelles oyes dou dessus dit comte, il manda tantost le comte de Commingnes, le comte de Pieregorth, le visconte de Quarmaing, le viscomte de Villemur, monseigneur Carle de Poitiers, comte de Valentinois, et tous lez barons et chevaliers qui ens ou pays se tenoient de par le roy de France. Quant il furent tout venu, il leur remoustra le venue dou comte Derbi et se puissanche par oïr dire: si en demanda à avoir consseil. Et chil seigneur respondirent que, pour yaux bien acquitter, il se tenroient en le ville de Bregerach, car elle est clés et entrée de ce pays sus le rivière de Geronde, et que il supposoient assés que li Englès se trairoient celle part. Chilz consseil fu tenus. Il fissent leur amas et leur assamblée de leurs aidans en Bregerach. Et se logièrent li seigneur ens ès fourbours, qui sont grant et loncq et fort et enclos de le rivière, et y atraissent le plus grant plenté de leurs pourveanches. Fos 80 vº et 81.