P. [45], l. 7: Murendon.—Mss. A 1 à 6: Miradam. Fº 111 vº.—Mss. A 7, 11 à 14, 18 à 33: Muredam, Murdam, Muredain. Fº 106.—Mss. A 15 à 17: Murendon. Fº 113.—Ms. A 8: Ajurendon. Fº 102.

P. [45], l. 8: Taride.—Mss. A 1 à 6: Lestarde. Fº 111 vº.—Mss. A 11 à 14, 18, 19: Tarde. Fº 106 vº.

P. [45], l. 9: Chastielbon.—Mss. A 1 à 7, 11 à 14, 18 à 33: Chastillon. Fº 111 vº.

P. [45], l. 10: Lescun.—Mss. A 1 à 33: Lescut. Fº 111 vº.—Les mss. A 15 à 17 ajoutent: le seigneur de Tannay Boutonne. Fº 113.

P. [45], l. 16 et 17: Garone.—Mss. A 1 à 6: Gironde. Fº 111 vº.

§ 207. P. [45], l. 26: Quant li contes.—Ms. d’Amiens: Et quant li comtes Derbi eut sejourné en le cité de Bourdiaux environ sept jours, il s’en parti et entendi que li comtez de Laille se tenoit en Bregerach; si fist tuit son charoy et son host arouter et traire de celle part. Et vinrent celle première nuit gesir à ung castiel qui se tenoit pour yaux, que on claimme Monkuk, à une lieuwe de Bregerach; et s’y tinrent che soir tuit aise, car il avoient bien de quoy. L’endemain bien matin, allèrent leur foureur sus le castelerie de Bregerach, et trouvèrent assés à fourer et revinrent à leur host qui encorres se tenoit à Monkuk, car li seigneur y volloient disner pour savoir coumment il se maintenroient, et y disnèrent assés matin. Endementroes que on seoit à table, messires Gautiers de Mauni regarda deviers le comte Derbi et dist: «Monseigneur, se nous estions bien appert et droite gens d’armes, nous buverions à ce soupper des vins de ces seigneurs de Franche qui se tiennent en garnison en Bregerach.» Et quant li comtez Derbi eut oy enssi parler le dit monseigneur Gautier, il leva le chief et respondi: «Jà pour moy ne demoura que nous n’en buvions.» Li compaignon qui oïrent le comte ensi parler, missent leurs testez ensamble et dissent lis uns as autrez: «Allons nous armer, nous chevaucherons tantost deviers Bregerach.»

Il n’y eut plus dit ne plus fait: tout furent armet, et li chevaux enssiellet en bien briefve espasse. Et quant li comtes Derbi les vit de celle vollenté, si en fu tous joyans et dist: «Or chevauchons, ou nom de Dieu et de saint Jorge, deviers Bregerach.» Dont s’aroutèrent touttez mannières de gens, et chevauchièrent, bannierres desploiiées, deviers le cité, en le plus grant calleur dou jour, et fissent tant que il vinrent devant les bailles des faubours qui n’estoient mies legier à prendre, car une partie de la rivierre de Geronde les environne. Et si y avoit d’autre part bonnes gens d’armes, qui estoient bien tailliéz dou garder et dou deffendre. Fº 81.

Ms. de Rome: Quant li contes Derbi ot sejourné en la chité de Bourdiaus environ quinze jours, il li prist volenté de cevauchier. Si le fist segnefiier par ses hiraus à tout honme, et que casquns fust prês: il le furent et se departirent un jour de Bourdiaus en grant arroi, et fist marescal de son hoost mesire Gautier de Mauni. Et prissent le cemin de Bregerach, et n’i a que quatre lieues de Bourdiaus, et vinrent à un chastiel seans à une lieue priès, lequel on nonme Montquq. Et se tenoit pour euls et en estoit chapitainne et gardiiens, uns chevaliers de Gascongne qui se nonmoit mesires Rainmons de Copane, qui rechut les Englois liement et lor amenistra tout ce que il lor besongnoit. Si se reposèrent là les Englois une nuit. Et à lendemain li contes Derbi envoia courir par mesire Gautier de Mauni et mesire Franqe de Halle, à tout deus cens lances et trois cens archiers, devant Bregerach et lever la proie. Et reboutèrent toutes gens dedens; ne nuls de ceuls qui dedens estoient, ne s’osèrent bougier ne issir, pour resqourre la proie. Qant mesires Gautiers de Mauni et li Englois orent fait lor emprise, il retournèrent à Montquq, et se traissent les chapitainnes deviers le conte Derbi. Là dist mesires Gautiers de Mauni une chevalereuse parole: «Se nous estions bien preu, et se nous faisions nostre devoir, ensi que gens d’armes doient faire, qant il sont venu en un pais pour guerriier, nous souperions encore à nuit en Bregerach dou vin de ces François.» Li contes Derbi rechut ceste parole en grant joie et dist: «En moi ne demorra pas que nous n’en faisoions, Gautier, Gautier, nostre acquit.» Adonc fist li contes sonner les tronpettes et aparillier tout honme, armer et monter à cheval. Et issirent de Montquq gens d’armes et archiers, et ceminèrent viers Bregerach, et tantos i furent. Si s’arestèrent devant la ville, qui est forte assés et doit estre par raison, car la rivière de la Dourdonne, qui vient là d’amont de Roergue, de Qersi et des frontières d’Agen et de Limosin, rentre là en la Geronde. Fº 96 vº.

P. [46], l. 4: ordonna ses besongnes.—Ms. B 6: Et y vint le sire de Monferant, le sire de Chaumont, messire Alixsandre son frère, le sire de Courton, le sire de Chastre, le sire de Condon... Quant il furent tous assamblet et qu’il se trouva le dit conte Derby acompaigniés de douze cens hommes d’armes, quatre mille archiés et trois mille brigans à lanches et à pavais, sy se party de Bourdieaulx. Fº 243.

P. [46], l. 7: trois liewes.—Mss. A 20 à 22: quatre lieues. Fº 164 vº.