P. [190], l. 26: d’autres gens.—Ms. B 6: Encores n’alèrent il mie savoir la verité de ceulx qui ochis avoient esté le dimanche au matin. Et prumierement y fu mort le roy de Behaigne, le conte d’Allenchon, le conte de Blois, le conte de Flandres, le duc de Loraine, le conte de Sanssoire, le conte de Harcourt, le conte d’Ausoire, le conte de Saint Pol, le conte d’Aumerle, l’archevesque de Sens, le grant prieur de Franche. Et toutes les armes de ches prinches furent aportéez en l’armoierie du roy d’Engleterre. Et tout les corps des prinches furent emporté en une abeie de moisnes qui siet près de là, que on apelle Mentenay. Ceste bataille de Cressy en Pontieu fu l’an de grasce Nostre Seigneur mil trois cens quarante six, le vingt sixiesme jour d’auoust. Fos 337 et 338.
P. [191], l. 8 et 9: en un.... Montenai.—Mss. A 1 à 6, 11 à 14, 18, 19: en un moustier, près de la chapelle de Montenay. Fº 151 vº.—Mss. A 20 à 22: au moustier de la chapelle de Montenay. Fº 217.—Mss. A 23 à 33: au moustier de Montenay. Fº 169.
P. [191], l. 12: et puis chevança.—Ms. B 6: Le lundy au matin, après messe et boire, se deslogèrent les Englès de Crechy où celle belle et eureuse aventure leur estoit avenue, et prindrent le chemin de Hesdin et de Boulongne. Et chevauchèrent les marisalx devers la ville de Rue et ardirent les faubours, mais à fortresse ne peurent il advenir. Et puis chevauchèrent devers la ville de Monstreul, et ardirent tout le plat pais d’environ jusques à Blangy et jusques à Hesdin et Maurain ossy, mais au chastiel ne peurent il aprochier, car il estoit trop fort. Le mardy il passèrent oultre et vinrent bouter les feus à Saint Josse, et ardirent le Neuf Castiel de Waubain et Estaples et les fourbours de Boullongne, et se logèrent asés priès de là. Le merquedy, il passèrent oultre et vinrent devers Wissan; sy ardirent le lieu et le village oultre les bois de Hardelo et tout le plat pais de le conté de Boulongne, et s’en vinrent devant la forte ville de Calais.
Or considerés entre vous se, depuis cinq cents ans, il fu nulz rois qui fesist sy puissant voiage ne sy grant que le roy Edouart d’Engleterre fist adonc, et les belles aventures qui luy avinrent sur son chemin depuis qu’il ariva en Constentin en le Hoghe Saint Vast, les pons, les pasaiges qu’il trouva et toudis aparilliés pour combatre ses ennemis. Et fu sy près de Paris que jusques as portes, car en grant tamps en atendant, sy comme j’ai oit recorder en Engleterre, les sors de Merlin disoient que ly saingler de Windesore venroient ferir des dens ens ès portes de Paris. Par che saingler on doit entendre le roy Edouwart d’Engleterre, car il fu nés ens ou chastiel de Windesore, et avery chelui sors en che tamps: il passa et repassa la rivière de Saine et puis la rivière de Somme et se combaty ses annemis tels que toute la fleur de Franche et de bonne chevallerie sans nombre et les desconfy; et y furent mors deus tans de gens que il estoient, Et après il vint mettre le siège devant Calais, qui est une des fortes villes du monde, et dist que jamais ne s’en partiroit sy l’aroit; et de che ne faly mie à son entente, sy comme vous orés chi avant recorder en ces chroniques. Fos 338 à 340.
P. [191], l. 14: Hedin.—Mss. A 1 à 6, 11 à 14, 20 à 29: Hesdin. Fº 151 vº.
P. [191], l. 14: Waubain.—Mss. A 1 à 6, 11 à 14, 18 à 22: Waudain. Fº 151 vº.
P. [191], l. 14: Serain.—Mss. A 1 à 6, 11 à 14, 18 à 22: Seran. Fº 151 vº.
P. [191], l. 17: au lés devers Blangis.—Mss. A 15 à 17: du costé devers Boulongne et Blangis. Fº 151.
P. [191], l. 17: Blangis.—Mss. A 18, 19: Blanges. Fº 155.—Mss. A 23 à 29: Blangy. Fº 169 vº.
P. [191], l. 20: Estaples le Delue.—Mss. A 1 à 6, 8 à 19: Estapes et Delue. Fº 151 vº.—Mss. A 20 à 22: Estaples, Delue. Fº 216 vº.