[127]Lot-et-Garonne, ar. Nérac.
[128]Lot-et-Garonne, ar. Marmande.
[129]Lot-et-Garonne, ar. Agen. Nous ne connaissons aucun document qui mentionne l’occupation de Port-Sainte-Marie par les Anglais et par conséquent sa reprise par les Français à cette date. Au contraire, le duc de Normandie, par acte daté d’Agen au mois d’août 1346, exempte de toute espèce de tailles les habitants du Port-Sainte-Marie, en considération de leur fidélité: «... habitatores ville Portus Sancte Marie, in fronteriis inimicorum existentis, tanquam fideles et obedientes, fideliter, legaliter et diligenter servierint...» (Arch. nat., JJ76, p. 239.) Une autre charte du mois de décembre 1347 mentionne une tentative de trahison aux Anglais réprimée impitoyablement par les habitants eux-mêmes. Arch. nat., JJ76, p. 238.
[130]Jean le Bel (Chroniques, t. II, p. 53) dit «cent mille hommes» et l’on retrouve ce chiffre, évidemment exagéré, dans la première rédaction (p. [340]), ainsi que dans un certain nombre de manuscrits de la seconde (p. [120]). La troisième rédaction réduit l’effectif des assiégeants à «soixante mille hommes» (p. 344). Nous avons préféré comme le plus vraisemblable le chiffre de cinq mille fourni par le plus grand nombre des manuscrits de la première rédaction (p. [340]).
[131]Tout en adoptant comme la plus exacte, relativement à la durée du siége d’Aiguillon, la version de la troisième rédaction (p. [344]), nous avons substitué comme date du commencement de ce siége le mois d’avril au mois de mars, car nous avons des lettres de Jean, duc de Normandie, datées de Montauban le 22 mars (Arch. nat., JJ76, fº 158), et d’autres lettres du même prince données en ses tentes devant Aiguillon en avril 1345 (Arch. nat., JJ68, fº 448); or comme Pâques en 1346 tomba le 16 avril, et qu’à partir de ce jour on commença à faire usage du millésime 1346, on peut en conclure que les Français mirent le siége devant Aiguillon entre le 22 mars et le 15 avril.
[132]D’après Jean le Bel, le siége d’Aiguillon dura jusques au temps de wahin (t. II, p. 53), c’est-à-dire jusqu’à l’automne. Froissart, dans ses deux premières rédactions (p. [120] et [340]) le fait durer jusqu’à la Saint-Remi (1er octobre). La rédaction de Rome se rapproche davantage de la vérité. Il résulte des lettres de Derby, publiées par Robert d’Avesbury (Hist. Ed. III, éd. de 1720, p. 142), que le siége d’Aiguillon fut levé «la dismenge proschein devaunt le feste de seint Barthum,» c’est-à-dire le 20 août. D’un autre côté, la dernière charte donnée par le duc de Normandie in nostris tentis ante Aculeonem, qui est une prorogation de l’acte d’hommage dû au roi de France par le comte de Foix, est datée du 19 août 1346 (Bibl. nat., mss. Doat, 189, fº 260). V. Dacier, éd. de Froissart, p. 275, note 2, et Bertrandy, Études etc., p. 345, note 1.
[133]Sans doute Montréal-de-l’Aude, ar. Carcassonne.
[134]Aujourd’hui Fougax-en-Barrineuf, Ariége, ar. Foix, c. Lavelanet.
[135]C’est sans doute à l’assaut de ce pont qu’un chevalier gascon du parti anglais, Alexandre de Caumont, fut fait prisonnier par Robert d’Augerans. Par lettres du 7 juillet 1346, confirmées par Philippe de Valois le 19 septembre 1347, le duc de Normandie fit un don de 500 livres à Robert d’Augerans, chevalier «en récompense de ses services, et que, de sa franche volonté, il bailla et delivra au dit duc, Alexandre de Caumont, chevalier, ennemi du roy, lequel il avoit pris à l’assaut du pont d’Aguillon, et duquel il euist eu grant raençon.» Bibl. nat., Mss., Cabinet des Titres. V. Bertrandy, Études etc., p. 326.