[185]Aujourd’hui Mareuil-Caubert, Somme, ar. et c. Abbeville. Cette localité est à quelque distance de la rive gauche de la Somme, à une demi-lieue au sud d’Abbeville; il n’y avait pas d’abbaye proprement dite, comme l’indique Froissart, mais seulement un prieuré dépendant de l’abbaye de Breteuil. L’église de Saint-Christophe de Mareuil figure en 1164 au nombre des biens, situés dans le diocèse d’Amiens, dont l’évêque Thierri confirme la possession à l’abbaye de Breteuil, au diocèse de Beauvais. V. le Gallia Christiana, t. X, Instrumenta, col. 263.
[186]Une attaque fut aussi dirigée contre Abbeville par le comte de Warwick et Godefroi de Harcourt, mais elle fut vigoureusement repoussée par le mayeur Colard Le Ver, V. Hist. d’Abbeville, par F. C. Louandre, éd. de 1844, t. I, p. 222 et 223.
[187]Somme, ar. Amiens, à quatre lieues au sud d’Abbeville. Le grant hospital dont parle Froissart était une commanderie de Saint-Jean de Jérusalem. M. Joachim Ambert, auteur d’une assez volumineuse dissertation sur la bataille de Crécy (Paris, 1845, petit in-8 de 144 pages avec une carte) croyant que ces mots: grant hospital désignent un hospice, croit retrouver cet hospice dans un enclos situé à Vismes qui porte aujourd’hui le nom de Maladrerie (V. p. 71 de son mémoire). On est exposé à ces méprises quand on croit pouvoir interpréter les textes en ancien français sans avoir appris suffisamment cette langue. Charles V, accordant en novembre 1372 certains priviléges à Oisemont en Vimeu, dit qu’il lui a été exposé «par nostre amé et féal conseiller le prieur et les frères de l’ordre de l’ospittal de Saint-Jehan de Jherusalem ou prieuré de France, et leurs hommes et subgiés les habitants de la ville d’Oysemont en Vimeu, que, vint et six ans a ou environ, ladite ville, laquelle estoit lors moult notable et bien peuplée, et y avoit bon marchié deux jours chascune sepmaine, et en laquelle nostre prevost de Vimeu tient son siège et ses plais deux fois la semaine, fut pieça, quant les Anglois ennemis de nostre royaume chevauchèrent par ledit pais en venant de Normandie à Calais.... arse, gastée et destruite, et pluseurs des habitans d’icelle les aucuns mors, et les autres prins et raenconnès par les dis ennemis.» (Arch. nat., JJ103, fº 142 vº, p. 304.)
[188]Saint-Valery-sur-Somme, Somme, ar. Abbeville.
[189]Passage de la Somme situé entre Abbeville et Saint-Valery, à une lieue et demie de l’une et l’autre de ces villes, en face des communes de Noyelles-sur-Mer et de Port-le-Grand, sur la rive droite, de Mons et de Saigneville, sur la rive gauche. Ce passage, autrefois le seul guéable en aval d’Abbeville, tire son nom, d’après Froissart, d’un amas de marne blanche qui forme à marée basse un atterrissement au milieu du cours de la rivière; il a été appelé quelquefois par corruption Blanquetade. «Cassini s’est trompé, dit M. F. C. Louandre, en plaçant le gué de Blanquetaque à l’embouchure de la Somme, au-dessus du Crotoy. Ce que les marins nomment Blanquetaque, c’est-à-dire tache blanche, est le point le plus apparent de la falaise crayeuse qui forme, au-dessus de Port-le-Grand, une longue bande de couleur blanche. C’est donc à douze ou quinze cents mètres environ, à l’aval de ce village, que nous devons placer l’endroit où se trouvait ce passage. Sur tous les points de la Somme, depuis Port-le-Grand jusqu’au Crotoy, le fond de la rivière est mobile comme ses flots: chaque marée le creuse ou l’exhausse alternativement; mais le gué de Blanquetaque n’a jamais varié. Dans les longues guerres du moyen âge, il a toujours servi de passage aux nombreuses armées qui ravagèrent le pays. Aujourd’hui, comme au temps de Gobin Agache, ce gué «est à gravier de blanche marle, fort et dur, sur quoi on peut fermement charrier.» Mais maintenant le fleuve est entièrement guéable depuis Port-le-Grand jusqu’à Noyelles.» (Dissertation sur la bataille de Crécy, par F. C. Louandre, dans la Revue anglo-française, t. III, p. 248). Le rédacteur des Grandes Chroniques est d’accord avec la tradition immémoriale du pays sur la position du gué de Blanquetaque: «il (le roi d’Angleterre) laissa son disner et s’en desparti et s’en ala à Saigneville, au lieu qui est dit Blanchetache» (éd. in-12, t. V, p. 459 et 460); Saigneville (Somme, ar. Abbeville, c. Saint-Valery-sur-Somme) est situé sur la rive gauche de la Somme, précisément en face de Noyelles et de Port-le-Grand.
[190]D’après Michel de Northburgh (Hist. Ed. III, p. 138), Édouard III passa la Somme le jour de la Saint-Barthélemy (24 août) 1346.
[191]Somme, ar. Abbeville, c. Ailly-le-Haut-Clocher.
[192]Somme, ar. Abbeville. Rue, sur la rive gauche de la Maye, se composait de deux paroisses, l’une sous le titre du Saint-Esprit, et l’autre sous celui de Saint-Wulphy.
[193]Aujourd’hui Montreuil-sur-Mer, chef-lieu d’arrondissement du Pas-de-Calais.
[194]Somme, ar. Abbeville, c. Rue.