[223]Auj. Belgique, prov. Luxembourg, ar. Bastogne.
[224]Nord. ar. Avesnes, c. Quesnoy.
[225]Pas-de-Calais, ar. Montreuil-sur-Mer, c. Hesdin. Labroye, par où le roi de France vaincu se replia sur Amiens, est un peu à l’est de Crécy. L’armée anglaise était adossée au petit bois de Crécy-Grange, appuyant sa droite au bourg de Crécy et à la Maye, son centre au fameux moulin à vent, sa gauche à Wadicourt; son front dominait la Vallée des Clercs, principal théâtre de l’action. L’armée française tournait le dos à Labroye, sa gauche formée par les Génois en avant de Fontaine, vis-à-vis la Vallée des Clercs, son centre à Estrées, sa droite à la ferme de Branlicourt voisine de Labroye. C’est ce qui explique pourquoi, lorsque la gauche et le centre de l’armée française, c’est-à-dire les Génois et le comte d’Alençon, eurent été mis en déroute par le prince de Galles et les archers anglais, Philippe de Valois, qui commandait la droite, opéra sa retraite par le château de Labroye.
[226]Jean V de Harcourt, comte d’Aumale, fils de Jean IV, comte de Harcourt tué à Crécy, fut seulement blessé dans la bataille du 26 août 1346: le roi Jean le fit décapiter en 1355.
[227]D’après l’Art de vérifier les dates (t. II, p. 778) Jean de Châtillon, comte de Saint-Paul, serait mort avant 1344, et son fils et successeur Gui V était trop jeune en 1346 pour se battre à Crécy.
[228]Ce châtelain, nommé Jean Lessopier, dit Grand-Camp, était entièrement dévoué à Philippe de Valois.
[229]La section du chemin d’Abbeville à Hesdin située entre Marcheville et Wadicourt, qui longe la Vallée-des-Clercs, s’appelle encore le Chemin de l’armée. L’écrasement dont parle Froissart eut lieu sans doute au fond du ravin qui donne accès dans la Vallée des Clercs du côté de Wadicourt en un lieu-dit nommé par les gens du pays le Marché à Carognes.
[230]Cette indication concorde bien avec la situation topographique des deux armées. L’armée française, développant ses lignes parallèlement au Chemin de l’armée avec Crécy pour objectif, avait la face tournée vers l’ouest; et comme le combat commença vers quatre heures de l’après-midi, elle devait avoir le soleil dans les yeux.
[231]Nicolas Roger, archevêque de Rouen, oncle du pape Clément VI, ne fut pas tué à Crécy; il mourut à Avignon en 1347. (V. Gallia Christiana, t. XI, col. 79.)
[232]La plaine, où s’était engagé le fort du combat, nommée auparavant Bulecamp ou Bulincamp, prit du recensement des morts fait par ces clercs le nom de Vallée-aux-Clercs qu’elle porte encore aujourd’hui. On y voit deux larges fosses, l’une à l’angle formé par cette vallée et celle de la Maye, l’autre près d’un ravin descendant de la colline où se trouvaient les Anglais. (V. Histoire généalogique des comtes de Ponthieu et maieurs d’Abbeville, par Jacques Sanson, en religion frère Ignace, p. 334. Paris, 1657, in-fol. Cf. Itinéraire, etc., par l’abbé Caron, p. 36, et Notice historique sur Crécy, par de Cayrol, Compiègne, 1836, p. 6.)]