[233]Nous ignorons quel est ce prélat. Michel de Northburgh se trompe en rangeant parmi les morts l’évêque de Nîmes et l’archevêque de Sens. (Hist. Edw. III, p. 139.)

[234]Ce chiffre est, selon toute vraisemblance, très-exagéré. Northburgh porte le nombre des morts, pour le samedi 26, à 1542, non compris les fantassins et gens des communes, pour le dimanche 27, à 2000; or le clerc d’Édouard III a dû augmenter plutôt qu’atténuer les pertes des Français.

[235]Raoul, duc de Lorraine; Charles, comte du Perche et d’Alençon; Louis de Châtillon, comte de Blois; Louis, dit de Nevers et de Crécy, comte de Flandre; Jean IV, comte de Harcourt; Jean II, comte d’Auxerre et de Tonnerre; Louis II, comte de Sancerre; Simon, comte de Salm, succombèrent en effet à Crécy. Jean V de Harcourt, comte d’Aumale, fut seulement blessé, comme nous l’avons dit plus haut. En revanche, on peut ajouter à la liste, donnée par Froissart, des grands seigneurs tués à Crécy, Henri IV, comte de Vaudemont, gendre du roi de Bohême, et Jean V, comte de Roucy.

[236]Il était dans la destinée de Jean de Bohême d’être aussi errant après sa mort que pendant sa vie. Quoi qu’en aient dit les auteurs de l’Art de vérifier les dates (t. III, page 458, note 1), le cœur seul de Jean de Luxembourg a dû être déposé dans l’église des Dominicaines de Montargis, dont une tante de ce prince était prieure et une autre religieuse. Les restes de ce preux, déposés provisoirement dans l’abbaye de Valloires (auj. couvent de la comm. d’Argoules, Somme, ar. Abbeville, c. Rue), furent transportés, du vivant de l’empereur Charles son fils, en grande pompe, à Luxembourg et inhumés dans la crypte des Bénédictins d’Altmunster, près Luxembourg, puis dans l’église des Récollets, ensuite dans celle de Munster au Grunt, d’où le vandalisme révolutionnaire les fit passer dans le cabinet d’antiquités de M. Buch Buchmann, propriétaire d’une faïencerie près de Trèves; ils se trouvent aujourd’hui à Castel, à une lieue et demie environ au sud de Saarburg (Prusse, prov. Bas-Rhin, rég. Trèves). V. le beau livre de M. le professeur Schœtter, Johan, graf von Luxemburg und könig von Böhmen. Luxemburg, Bück, 1865.

[237]Maintenay ou Maintenay-Roussent, Pas-de-Calais, ar. Montreuil-sur-Mer, c. Campagne-lès-Hesdin, sur la rive droite de l’Authie, à 13 kil. S. S. E. de Montreuil. Maintenay n’était pas une abbaye, comme le dit Froissart, mais un prieuré du diocèse d’Amiens.

[238]Aujourd’hui Vieil-Hesdin, Pas-de-Calais, ar. Saint-Pol-sur-Ternoise, c. le Parcq, à une l. E. S. E. de la ville moderne de Hesdin fondée, comme on sait, en 1554, par Charles-Quint.

[239]Pas-de-Calais, ar. et c. Montreuil-sur-Mer.

[240]Aujourd’hui Beaurain-Château, hameau de la commune de Beaurainville, Pas-de-Calais, ar. Montreuil-sur-Mer, c. Campagne-lès-Hesdin.

[241]Aujourd’hui Blangy-sur-Ternoise, Pas-de-Calais, ar. Saint-Pol-sur-Ternoise, c. le Parcq.

[242]Pas-de-Calais, ar. et c. Montreuil-sur-Mer.