P. [69], l. 25: le vasselage.—Mss. A 1 à 17, 11 à 14, 18 à 33: la prouesce. Fº 172.—Ms. B 3: la vaillantise. Fº 152.
P. [70], l. 2: le fin.—Mss. A 1 à 14, 18 à 22: la finance. Fº 172.
P. [70], l. 3: soissante mil.—Mss. A 15 à 17: cent mille. Fº 169 vº.—Mss. A 20 à 33: quarante mille. Fº 242 vº.
P. [70], l. 7: Trente.—Ms. B 6: et fu li uns des prins à celle bataille avoecques les aultres. Fº 414.—Les mss. A 18, 19 ajoutent: contre Trente. Fº 176 vº.
P. [70], l. 8: li mieudres.—Mss. A 1 à 7, 11 à 14, 18, 19, 23 à 33; le meilleur combatant. Fº 172.—Mss. A 8 à 10, 15 à 17: le mendre. Fº 152.—Ms. B 3: le meilleur. Fº 152.
P. [70], l. 16: trois cens.—Mss. A 1 à 6: trois mille. Fº 172 vº.—Ms. B 3: quatre cens. Fº 152.
P. [70], l. 19: trebucha.—Ms. B 6: Sy se brisa le dit Crokars le hateriel. Fº 414.
P. [70], l. 21: ensi.—Ms. B 6: Sy brigans monteplyèrent puissedy tant que maint damaige en avint en pluiseurs marches par le royalme de Franche. Fº 414.
§ [317]. P. [70], l. 22: En ce temps.—Ms. d’Amiens: Celle trieuwe fu assés bien tenue, mais il avint en celle année que messires Joffrois de Cargny, qui se tenoit à Saint Omer et à qui durement anuioit, et à aucuns chevaliers de Picardie, de le prise de Callais, tretièrent tant deviers monseigneur Ainmeri de Pavie, un chevalier lombart, cappittaine de Callais, que pour argent il leur eut en couvent de rendre et livrer Callais, à un certain jour qui mis y fu, parmy vingt mil escus qu’il en devoient paiier. Or avint que li roys d’Engleterre seut ce markiet, je ne say comment, et manda à Londrez monseigneur Ainmeri et l’espoenta bien. Touttesfois, finablement, il li dist qu’il poursieuvist son marchiet et qu’il seroit à le journée, et parmy tant il li pardonroit tout son fourfet. Messires Ainmeri, qui cuida bien estre mors, li eut en couvent et vint de recief à Callais. Fº 98.
—Ms. de Rome: Or retournons à la matère dont je parloie, qant je conmençai à parler de Bacon et de Crokart. Vous devés sçavoir que en la ville de Saint Omer se tenoit uns moult vaillans chevaliers françois, liquels se noumoit mesires Joffrois de Cargni, et croi que il soit as armes Campegnois. Chils mesires Joffrois estoit en coer trop grandement courouchiés de la prise et dou conquès de la ville et dou chastiel de Calais, que les Englois tenoient, et metoit toutes ses ententes et imaginations au regarder conment il le peuist ravoir, et sentoit pour ce temps un chapitainne en Calais, qui n’estoit pas trop haus homs, ne de l’estration d’Engleterre. Si se avisa mesires Joffroy de Carni que il feroit asaiier au dit chapitainne, qui se nonmoit mesires Ainmeris de Pavie, se pour argent pronmetre et donner, il poroit marceander à lui par quoi il peuist avoir Calais. Et se enclina en ceste pensée le plus, pour tant que mesires Ainmeris estoit Lombars et de nation estragne; car se il fust Englois ou Hainnuiers, il ne se fust jamais avanchiés de faire ce que il fist. Et envoia secretement tretier deviers cel mesire Ainmeri par un Lombart demorant [à Paris] qui se disoit son cousin.