P. [139], l. 18: Sallebrin.—Ms. B 3: Salebry.

P. [139], l. 23: le Montoire.—Ms. B 3: la Motoire.

P. [140], l. 2: où que fust.—Ms. B 3: en quelque part que ce fust. Fº 169.

P. [140], l. 2: fust.—Ms. B 6: Et sceult (le roi de France) tantost par ses garnisons de Boulongne et d’ailleurs que le roy d’Engleterre estoit arivés à Calais; lors fist ung moult grant mandement à yestre à Amiens, car il voloit aller à l’encontre du roy d’Engleterre et deffendre son pais. Sy envoia le dit roy monseigneur Lois de Namur son cousin à Saint Omer à tout deux cens lanches pour estre capitaine de la dite ville et des frontières par delà. Et envoia son marisal, messire Ernoul d’Audrehem, en le bastille d’Ardre, à tout deux cens armés de fer, pour le garder et deffendre à tous venans. Et envoia le jouene conte de Saint Pol en la chité de Terouane, à tout deux cens lanches pour le garder, et les garny bien et soufisanment, et Boulongne et Monstreul, Heddin, Saint Pol et toutes les fortresses de là entour. Et le roy meismes se party de Paris et le duc de Normendie son filz, le duc d’Orliens ses frères, le duc de Bourbon, le conte de Pontieu, le conte d’Eu, le conte de Dammartin, le conte de Tancarville, le conte de Vaudemont et de Genville, le conte de Monpensé et de Ventadour, le conte de Nerbonne et pluiseurs aultres barons et seigneurs; et chevauchèrent devers Amiens. Et d’autre part vinrent de l’Empire messire Jehan de Haynau, sire de Bieaumont et de Chymay, en très grant aroy, car le roy Jehan l’amoit durement et avoit en luy très grant fiance. Et y vint le conte de Namur nomé Gillame, le conte Jehan de Nanso, le conte de Clèves, l’evesque de Més, l’evesque de Verdun et grant foisons de chevaliers d’Alemaigne. Et, d’autre part, se asambla le roy de Navare ly troisième de frères, messire Phelippes, messire Lois, à tout grant foisons de saudoiers, pour venir [à] Amiens où le roy de Franche faisoit son mandement.

Sy se party le roy d’Engleterre de Calais en moult grant arroy et avoit adonc avecques luy deus de ses enfans, monseigneur Lois et monseigneur Jehan, et le duc de Lenclastre son cousin, le duc de Norhantone et de Herfort, le conte d’Arondel, le conte de Pennebourcq, le conte de Kenfort et le plus grant partie des contes et des chevaliers qu’il avoit, quant il cuida ariver en Normendie sus le povoir du roy de Navare. Et estoit connestable de toute son armée le conte de la Marche, et marescal le sire de Noefville et messire Jehan de Bieaucamp.

Sy vint le roy englès ce prumier jour entour Fiènes; et y eult ung très grant assault au castiel, mais riens n’y fourfirent, car il estoit bien garny de bonnes gens d’armes qui bien le tinrent et deffendirent tant qu’il n’y perdirent riens. Adonc s’en partirent les Englès en celle entente que pour venir devant le chité d’Arras et le assegier, se le roy n’ot aultre nouvelles. Sy chevauchèrent l’endemain devers Saint Pol en Ternois, et coururent les coureurs des Englès environ Monstreul, mais point ne passèrent la rivière. Et s’en vint le roy englès à tout son ost logier à Blangy de lès Heddin, et là se tint tout cois sans aler plus avant, car il entendy que le roy de Franche estoit [à] Amiens et faisoit là sen asamblée de gens d’armes. Fos 478 à 480.

P. [140], l. 5: Pikardie.—Le ms. B 3 ajoute: en la conté de Boulonnois. Fº 169.—Les mss. B 4, 5 ajoutent: en le conté de Boulongne. Fº 157.

P. [140], l. 9: y assist.—Ms. B 3: assigna.

P. [140], l. 15: especial.—Le ms. B 3 ajoute: devers.—Le ms. B 4 ajoute: à.

P. [140], l. 24: du Maine.—Ms. B 5: d’Auvergne. Fº 364.