P. [138], l. 3: d’Engleterre.—Ms. B 6: Tant fut traitié et parlementé entre le roy Jehan de Franche et le roy de Navare que une journée fut prinse de faire l’acord entre Paris et Evreus, et convint adonc que le roy de Franche venist hors de Paris pour parlementer au roy de Navare. A che parlement fut acordet que le roy Jehan renderoit au roy de Navare toute les terres qu’il avoit devant donné à monseigneur Charles d’Espaigne: pour quoy il fut ochis, et dont le haine venoit, et ly rendy tous les hirtaiges et les proufis que il et le roy son père en avoient levet pas l’espasse de vingt ans, qui povoit monter plus de six vingt mille florins. Et parmy chou bonne pais, et devoit estre le roy de Navare establis de donc en avant au roy Jehan et au royalme de Franche et contremander les couvenanches du roy d’Engleterre toutes telles que il les i avoit. Et encores avoecq che, le roy de Navare et ses frères povoient chevauchier par tout le royalme de Franche à tout cent bachinés ou cent glaives, sans meffaire, s’il leur plaisoit. Et, toutes ces choses ordenées et confermées et saillées, le roy de Franche retourna à Paris, et le roy de Navare et ses frères retournèrent à Evreus. Fº 476.

§ [347]. P. [138], l. 11: Quant li rois.—Ms. d’Amiens: Li roys d’Engleterre fu enfourmés de celle paix, qui gisoit sur mer à l’ancre à l’encontre de l’ille de Grenesie; si se retraist adonc vers Engleterre; mès pour ce que il avoit ses gens assamblés, il lez vot emploiier et fist tourner toutte se navie à Calais, et là ariva. Si yssirent li Englès de lors vaissiaux et sen vinrent logier à Callais, et li roys ou castiel.

Ces nouvellez vinrent en Franche que li roys d’Engleterre et ses hoos estoient arivet à Calais, et suposoit on que il feroit une chevauchie en France. Si envoya tantost li dis roys de Franche grant fuisson de gens d’armes à Saint Omer, desquelx messire Loeys de Namur et li comtez de Porsiien furent cappittainne; et fist ung coumandement par tout son royaumme que touttes gens fuissent priès as armes et as chevaux pour resister contre leurs ennemis. Encorres envoya li roys de Franche grant gent d’armes à Arde, à Bouloingne, à le Montoire, à Bavelingehen, à Oudruich, à Hamez et ens ès garnisons françoisses sus lez frontierres de Callais.

Quant li roys d’Engleterre et ses gens se furent cinq jours reposet et rafresci à Callais, il s’ordonnèrent pour partir et de chevauchier en Franche. Si se departirent de Callais en grant arroy et grant fuisson de chars et de sommiers, et estoient environ deus mil hommes d’armes et quatre mil archiers. Si prissent le chemin de Tieruanne, et coururent li Englès le premier jour jusques à Moustroel sus Mer et environ Saint Pol et Tierrenois. Si ardirent tout le pays là environ, puis retournèrent à leur grant ost. Fº 100.

P. [138], l. 19 et 20: les dangiers.—Ms. B 3: le dangier. Fº 168 vº.

P. [138], l. 28: ou.—Le ms. B 5 ajoute: aillieurs. Fº 364.

P. [138], l. 29 et 30: vesteure.—Ms. B 3: vestemens.

P. [138], l. 30: ostilz.—Ms. B 3: choses.—Ms. B 4: estas. Fº 157.

P. [139], l. 2: au lés.—Ms. B 3: du cousté.

P. [139], l. 10: Lyons.—Ms. B 4: li uns.