[202] Pas-de-Calais, arr. Boulogne-sur-Mer, c. Guines.
[203] Arnoul d’Audrehem, maréchal de France, qui avait été nommé, le 1er janvier 1355, lieutenant ès parties de Picardie, d’Artois et de Boulonnais (Arch. nat., JJ84, p. 181) tenait habituellement garnison à Saint-Omer (JJ85, p. 132) ou à Ardres (JJ84, p. 461). Philippe, duc d’Orléans, ayait été nommé aussi lieutenant du roi ès dites parties le 6 juillet 1355 (JJ84, p. 499).
[204] Robert de Avesbury raconte aussi que le lendemain du retour d’Édouard à Calais, c’est-à-dire le 12 novembre, le connétable de France et d’autres seigneurs vinrent au bout de la chaussée de Calais offrir la bataille pour le mardi suivant 16 novembre; mais le duc de Lancastre, le comte de Northampton et Gautier de Mauny, chargés de s’entendre avec les envoyés français, répondirent à ceux-ci par des faux-fuyants, de telle sorte que l’entrevue n’aboutit à aucun résultat. Robert de Avesbury, Hist. Ed. III, p. 207 à 209.
CHAPITRE LXXV.
[205] Cf. Jean le Bel, Chroniques, t. II, chap. XCI, p. 185 et 186.
[206] Édouard, qui repassa en Angleterre dans la seconde quinzaine de novembre, octroya, le 3 décembre suivant, à Westminster, des lettres de rémission à des seigneurs qui avaient chassé avec Édouard Baillol dans sa forêt d’Inglewod en Cumberland; dès le 22 décembre, il était à Durham où il convoqua à Newcastle-upon-Tyne, pour le 1er janvier 1356, au plus tard, tous les hommes valides entre seize et soixante ans; il était à Newcastle le 6 et le 9 janvier 1356 (Rymer, vol. III, p. 314 et 315). Le 13 janvier, il arriva devant Berwick où il rejoignit Gautier de Mauny qui l’avait précédé pour prendre le commandement du château et qui avait fait miner les remparts de la ville, dont les habitants se rendirent le jour même (Robert de Avesbury, p. 228 et 229). Les prélats et barons d’Écosse tenaient un grand conseil à Perth, le 17 janvier, pour traiter de la délivrance de Robert Bruce (Rymer, vol. III, p. 317). Trois jours plus tard, le 20 janvier, à Roxburgh, Édouard III se faisait céder solennellement par Édouard Baillol tous les droits de ce prétendant sur le trône d’Écosse (Ibid., p. 317 à 320).
[207] D’après Robert de Avesbury (p. 235 et 236), l’armée anglaise se composait de trois mille hommes d’armes, de dix mille soudoyers, de plus de dix mille archers à cheval et d’un égal nombre d’archers à pied; elle avait un front de vingt lieues.
[208] «Plures naves, de Anglia versus ipsum regem cum victualibus venientes, adeo fuerant per tempestates maris horribiliter agitatæ quod quædam earum, ut dicebatur, perierunt; et quædam ad portus diversos Angliæ redierunt per tempestatem compulsæ, et quædam ad partes exteras transvehebantur.» Robert de Avesbury, p. 237.
[209] D’après Robert de Avesbury (p. 236 à 238), Guillaume de Douglas aurait sollicité et obtenu du roi de l’Angleterre une trêve de dix jours, en promettant d’attirer les prélats et barons d’Écosse dans l’obéissance d’Édouard; mais au lieu de tenir sa promesse, il n’aurait profité de cette trêve que pour faire transporter tous les vivres et approvisionnements dans ses places fortes ou dans des cachettes souterraines et pour se mettre en sûreté lui et les siens dans des forêts inaccessibles.
[210] Robert de Avesbury dit seulement que Guillaume de Douglas ne cessa d’épier les Anglais pendant leur retour d’Écosse en Angleterre et qu’il surprit un jour dans un manoir écarté Robert Erlee chevalier et vingt hommes de sa suite.