[220] La ville de Carcassonne proprement dite, ou ville basse, que l’Aude sépare de la cité, n’avait pas alors de fortifications. L’enceinte, dont une partie subsiste encore, fut élevée de 1355 à 1359 par les soins de Thibaud de Barbazan, sénéchal de Carcassonne, aux frais des habitants de cette ville, qui s’imposèrent pour cela une taille extraordinaire en avril 1358. Arch. nat., sect. hist., JJ90, p. 141.

[221] Le prieuré des religieuses de Saint-Augustin, situé dans la banlieue de Carcassonne, fut détruit par les Anglais et rebâti plus tard dans la ville (Arch. nat., sect. hist., JJ82, p. 353; JJ86, p. 24; JJ144, p. 445). Par acte daté de Toulouse en juin 1359, Jean, fils de roi de France et son lieutenant ès parties de Langue d’Oc, comte de Poitiers, accorde des priviléges aux bouchers de Carcassonne «propter cursum principis Gallorum et concremacionem dicti loci» (Arch. nat., JJ112, p. 351). Carcassonne devait surtout sa richesse à la fabrication du drap. JJ69, p. 41; JJ70, p. 51, 476; JJ143, p. 8.

[222] Jean le Bel, si versé dans l’histoire poétique de Charlemagne, n’a pas mentionné cette légende que Froissart emprunte aux poëmes chevaleresques.

[223] Aude, ar. Carcassonne, c. Capendu, à 8 kilomètres à l’est de Carcassonne, sur la route qui va de cette ville à Béziers et à Narbonne.

[224] Nous identifions Ourmes de Froissart avec Homps, Aude, ar. Narbonne, c. Lézignan, à l’est de Trèbes, sur la route de Carcassonne à Capestang et à Béziers.

[225] Hérault, ar. Béziers, entre Homps à l’ouest et Béziers à l’est, à 12 kil. au nord de Narbonne, sur le bord septentrional d’un étang que l’Aude met en communication avec la mer.

[226] M. Cauvet, avocat à Narbonne, a fait gagner un procès relatif à la possession de ces salines, en s’appuyant principalement sur ce passage de Froissart.

[227] Jacques de Bourbon ne se tenait pas à Montpellier; il était venu de Toulouse à Carcassonne (Robert de Avesbury, p. 221) et inquiétait l’armée anglaise sur ses derrières. C’étaient les milices de la sénéchaussée de Beaucaire qui s’avançaient par Montpellier et qui, combinant leurs mouvements avec ceux du comte d’Armagnac et de Jacques de Bourbon, tendaient à envelopper les Anglo-Gascons.

[228] Le prince de Galles dit (p. 215) que le vicomte de Narbonne avait sous ses ordres cinq cents hommes d’armes. C’est à Narbonne que le prince reçut du pape une demande de sauf-conduit pour deux évêques envoyés en négociation, mais il refusa d’accorder aux deux légats les lettres de sauf-conduit.

[229] L’église Saint-Just, commencée en 1272, ne consiste que dans un chœur dont les voûtes s’élèvent à 40 mètres; elle était la cathédrale des archevêques de Narbonne, primats du Languedoc. La paroisse de Narbonne qui souffrit le plus du passage des Anglais fut celle de Saint-Étienne; elle resta longtemps déserte.