P. [20], l. 4 et 5: à.... pennons.—Ms. B 6: où bien avoit mille chevaliers. Fo 545.
P. [20], l. 7: France.—Ms. B 6: où bien estoient quinze cens chevaliers.
P. [20], l. 10: Entrues.—Mss. A 8, 9: Entrementes.
P. [20], l. 13 et 14: et monsigneur Guiçart d’Angle.—Les mss. A 1 à 7, 11 à 14, 18, 19, 23 à 33 omettent ces mots.
P. [20], l. 18: li quatre.—Mss. A 1 à 7, 11 à 14, 18, 19, 23 à 33: les trois.
P. [20], l. 21: une partie de.—Ms. A 29: tout.
P. [20], l. 23: blanc.—Mss. A 7 à 9, 23 à 33: grant blanc. Fo 176 vo.
P. [21], l. 4: Tout.... volentiers.—Mss. A 1 à 9, 11 à 14, 18, 19, 23 à 33: Tout ce verrons nous voulentiers. Fo 188.—Mss. A 20 à 22: Ce verrons nous très voulentiers. Fo 262.—Le ms. B 3 ajoute: au plaisir et à l’aide de Dieu. Fo 187 vo.
§ [379]. P. [21],, l. 5: En ces parolles.—Ms. d’Amiens: Li quattre chevalier dessus noummés dissent enssi au roy qu’il avoient veu lez Englès et pooient y estre environ douze mil hommez: troy mil hommez d’armes, cinq mil archiers et quattre mil bidaus à piet, car tout les avoient vew entrer en leur ordounnanche et mettre en conroy de bataille, et avoient pris le lonch d’une haye et mis les archiers d’un lés et de l’autre. Et n’avoit en toutte celle haye qu’une seulle entrée où quatre hommez d’armes poroient chevauchier de froncq; et estoit ceste entrée trop bien gardée d’archiers et de gens à piet. Apriès se tenoient ou fons de ce chemin les gens d’armes en bon couvenant, deux hayes d’archiers devant yaux, à mannière d’une herce; et estoient tout à piet, lez cevaux derierre yaux. Et ne pooit on aller ne venir à yaux de nul lés, fors par le chemin dont il estoient fortefiiet de le haye, et avoient l’avantaige d’une petite montaingne dessus quoy leurs chevaux et leur aroy estoient. A l’autre lés, sus senestre, avoit ung petit plain, mès il l’avoient fortefiiet de fossés et de leur charroy, et ne leur pooit on porter nul dammaige de ce costet. Adonc s’aresta li roys et demanda as dessus dis chevaliers de quel part il conssilloient à assaillir les Englès. Il regardèrent tout l’un l’autre et ne se volloient mies avanchier de respondre, car il leur sambloit que li roys les cargoit d’une grosse demande. Si se teurent une espasse, mès li roys reprist le parolle et requist à monseigneur Ustasse de Ribeumont que, sans delay, il en desist sen entente. Dont parla messires Ustasses et dist que li Englès estoient en forte place mallement: «Se couvenra des nostres prendre trois cens hommez par election, preux chevaliers, hardis et alosés durement et chacun bien armés et bien montéz sus fleur de courssiers, et chevauchier radement sans yaux ne leurs chevaux espargnier, et de ces trois cens fendre et ouvrir et desrompre les archiers d’Engleterre, et puis nos bataillez, qui sont grandez et grosses et bien estoffées de bonnes gens d’armes, sievir vistement et tout à piet, car il y a tant de vignes que cheval ne s’i poroient avoir.»—«C’est li plus grans avantaigez que g’i say, par l’ame de mon père! che respondi li roys de Franche. Messire Ustasse, vous en parlés moult à point et très meurement, et il sera fait si comme vous l’avez dit et deviset, ne jà n’ysterons de vostre ordounnanche.»
Dont furent là esleu et advisé trois cens hommez, chevaliers et escuiers, par advis les plus preux et plus bachelereux de tout l’ost; et les devoient li connestablez de Franche et li doy marescal conduire et gouvrenner. Là ne fu mies misse en oubli fleur de chevalerie, premierement messires Jehans de Cleremont, messires Ernoulz d’Audrehen, messires Ustasses de Ribeumont, messires Jehans de Landas, messires Robiers de Duras, messires Guillaummes, comtes de Douglas, d’Escoce, et messires Archebaus Douglas, ses cousins germains, messires Guichars de Biaugeu, messires Guillaummes de Nyelle, messires Guillaummes de Montagut, d’Auviergne, li sirez de Pons en Poito, li sirez de Partenay, messires Guichars d’Angle, li Archeprestrez, armés sus un courssier couvert des parures le joene comte Pière d’Alençon, le seigneur de Castielvilain, le seigneur de Grantsi, le visconte de Thouars, le Baudrain de le Huesse, monseigneur Grimouton de Cambli, le seigneur d’Espineuse, le Borgne de Rouvroi, messires Rabache de Hangiers, le seigneur de Cramelles, messires Anthonne de Kodun, messires Hues de Barbenchon pour le jonne comte de Blois, le seigneur de Saint Sauflieu, le seigneur de Basentin et pluisseurs autres que je ne puis ou ne say mies tout noummer; mès li nombrez de trois cens fu tous emplis, et se monstrèrent tout pardevant les marescaux. Encorres estoient ordounné avoecq yaux et en celle premierre bataille, une grosse routte de chevaliers d’Allemaingne, où li comtes de Salebruche, li comtes Jehans de Nasço, li comtes de Nido et pluisseurs autres estoient tout armé et bien monté et en très bon couvenant. Si s’aprochièrent des Englès, et entroes s’ordonnèrent les trois autres batailles.