P. [176], l. 17: nesir.—Ms. B 4: nasir. Fo 207 vo.—Mss. A 8, 9: ennuyer.

P. [176], l. 27: logier.—Ms. B 6: En che tamps, esquella le capital de Beuz le castiel de Clermont en Bieauvoisy et le tint plus d’an et demi et regna et apovry fort le pais de là environ. Fo 591.

P. [177], l. 1: sotes.—Ms. A 7: sottes. Fo 212.—Mss. A 8, 9: sommes.

P. [177], l. 15: paiement.—Ms. A 29: De ce fu il assez bien content, et s’i accorda non se doutant qu’en son faict eust aucun danger, comme celui qui là estoit venu sur l’assurance de l’evesque, lequel gouvernoit alors toute la cité. Mais tantost que la communauté de Troyes fut avertie comment Jehan Segure estoit en l’hostel de l’evesque, attendant à recevoir une grosse somme de florins, ils commencèrent à dire l’un à l’autre: «Et comment se truffe monseigneur l’evesque de nous, qui entretient en son hostel le plus mauvais et le plus fort pillart de France, et veult encores que nous lui donnions nostre argent? Il l’entend mal; on y pourvoira par une autre voye.» Atant toute la communauté s’esmeut. Toutesfoys ils envoyèrent grandes gardes aux portes, afin que Jehan Segure ne leur eschappast. Ce faict, ils vindrent environ six mille, tous armés à leur usage, pour occire ce Jehan Segur en la court de l’evesque. Quant l’evesque veit tout ce peuple ainsi esmeu, il dist tout haut: «Beaux seigneurs, que demandez vous à mon hostel? S’il y a rien de forfaict, il vous sera amendé.»—«Nous demandons, respondirent iceulx, ce fort pillart Jehan Segure, qui tant nous a faict de contraires, et maintenant le voulez enrichir de nos deniers.»—«Ha, ha, beaux seigneurs, respondit le bon evesque qui ne pensoit qu’à tout bien, il est ici venu sur mon saufconduit, et si vous savez les traictés qui ont esté entre moy et luy, et tout par vostre accord; si seroit moult grant deloyauté se, durant ceste asseurance, on luy faisoit aucun contraire.» Mais quoyque l’evesque dist ne remontrast, ils entrèrent par force en la salle, et puis allèrent en sa chambre qu’ils ouvrirent; et tellement quirent l’escuyer qu’ils le trouvèrent en un destour où il cuidoit estre bien repons, quant il entendit que telles gens le queroyent; et là le tuèrent et le detrenchèrent par pièces.

P. [177], l. 22: soutoite.—Mss. A 8, 9: soustient.

P. [178], l. 16 à 21: Et si.... contraire.—Ms. A 17: Et aussi regardez quelle villainie et quelle deshonneur vous me voulez faire comme de mettre à mort un seul homme et en mon hostel, lequel j’ai asseuré et fait venir en ceste ville de vostre consentement querir les deniers que, ou nom de vous, je lui ai promis, et lesquels vous lui devez aujourd’hui livrer.

P. [178], l. 23: mès.—Ms. A 17 ajoute: les traistres villains.

P. [178], l. 26: pièces.—Ms. A 17 ajoute: mais toutes voyes, ainçois qu’il mourust, d’un vieil espieu qu’il trouva en une garderobe, il en tua trois des premiers qui le trouvèrent et bleça quatre telement qu’ils en moururent huit jours après.

§ [447]. P. [178], l. 31: Je me sui.—Ms. d’Amiens: Voirement me sui je tenus longement à parler dou roy d’Engleterre; si n’ai je mies estet trop wiseux, ch’a esté pour ce que, tant que les trieuwes durèrent entre li et les Françhois, il ne fist point de guerre, mès se tint tous qois, lesquelles trieuwes estoient fallies à le Saint Jehan Baptiste, l’an mil trois cens cinquante neuf. Et estoient li doy cardinal retournet arrière en France, qui avoient sejourné en Engleterre plus de deux ans, et n’avoient entre les deux roys peut trouver nulle pès.

Or avint, depuis leur departement et le trieuwe espirée, que li doy roy devant dit se traissent un jour enssamble à si secrès consseil en le cité de Londres, qu’il n’y estoit fors li prinches de Galles et li dus de Lancastre; et fissent un certain acord de pès entre yaux sans aultre moiien et sur certains poins et articlez, puis les fissent escripre en une lettre ouverte et seeller des seyaux des deux roys. Si les envoiièrent en Franche au duc de Normendie, à tous les enfans dou roy Jehan et à tous les haus barons dou royaumme de Franche qui point n’estoient prisounniers, et à touttes les coummunautés, par monseigneur le comte cambrelenck de Tankarville et monseigneur Ernoul d’Audrehen, pour priière à tout le pays de Franche qu’il se volsissent à celles pès acorder et confremmer.