En che tamps, trespasa en l’ost du roy d’Engleterre le conte de la Marche, congnestable de l’ost: de laquelle mort le roy fu durement courouchiés. Fos 601 à 603.
P. [223], l. 25: corons.—Mss. A 8, 9, 11 à 22: bouz. Fo 214 vo.
P. [223], l. 25: geronnés.—Mss. A 18, 19: couronnez. Fo 251 vo.—Mss. A 1 à 6: couronnez geronnez. Fo 243.
P. [223], l. 25 et 26: escuçon.—Ms. B 3: escu. Fo 232.
P. [223], l. 26: enmi le moienné.—Mss. A 20 à 22: ou milieu. Fo 330.
P. [223], l. 29: Saint Florentin.—Les mss. A 15 à 17 ajoutent: A deux lieues près d’illec, a une riche abbaie de moines noirs, en un grant bois; et court parmi la ditte abbaie celle aspre rivière d’Armençon, et est appellée Pontigny.
Là vindrent pluseurs Anglois logier en la ditte abbaie et prindrent et pillièrent tout ce qu’ilz y trouvèrent. Si trouvèrent leans un corps saint, que on dit monsigneur saint Eanmond, tout entier en char et en os, qui jadis fut d’Angleterre, si comme on disoit. Si s’avisèrent les diz Anglois qu’i[l] l’osteroient de leans et l’emporteroient avecques eulx en Angleterre dont il estoit parti jadis. Si le prindrent ou moustier là où il reposoit moult reverenment, malgré l’abbé et tous ses moines; et firent tant qu’ilz l’apportèrent jusques à la porte de la ditte abbaie. Mais là convint que le saint corps demourast, ne oncques ne fut en toute leur puissance qu’ilz le peussent porter plus avant: laquèle chose je tiens et repute à très bel miracle.
Quant les Anglois virent ce, si furent moult courrociez. Et dist tantost un pillart qui là fut qu’il en auroit un braz, puisqu’ilz ne povoient avoir le corps saint. Si lui couppa tantost le destre braz, dont il fut ainsi que du corps. Car tantost le ribault, qui l’avoit coupé, quant il cuida issir de la porte tantost, le dit braz lui cheit à terre delez le corps. Et tantost se prinst le feu ou braz et en la main du pillart qui avoit coupé le bras de saint Eanmond telement que ses compaingnons, qui ce virent, furent tous espoventez et en orent si grant freour qu’ilz laissièrent tout ce qu’ilz avoient prins et robé en la ditte abbaie.
Et ainsi monseigneur saint Eanmond sauva son abbaie et demoura dedanz où il est encores aujourd’ui en moult grant reverance, eslevé sur quinze hauls pilliers de fin cuivre moult richement ouvrez et entailliez. Et son braz est enchassé en or et en argent moult richement et mis sur le maistre autel de la dicte abbaie. Fos 234 vo et 235.
P. [224], l. 1: d’Armençon.—Mss. A 1 à 6, 18, 19: de Mouson. Fo 243 vo.