P. [224], l. 2: Tonnoire.—Mss. B 3, A 1 à 6, 8, 9: Tonnerre. Fo 232.—Mss. A 18, 19: Tonneurre. Fo 251 vo.

P. [224], l. 5: plus de.—Mss. A 23 à 29: bien. Fo 256 vo.

P. [224], l. 5: trois mil.—Mss. A 20 à 22: trois cens. Fo 232.—Mss. A 30 à 33: bien trois cens. Fo 241.

§ [468]. P. [224], l. 9: Li rois d’Engleterre.—Ms. d’Amiens: Li roys englès et sen host reposèrent à Tonnoire cinq jours pour le cause des bons vins qu’il avoient trouvés, et assalloient souvent au castiel, mès il estoit bien garnis de bonne gent d’armes, desquelx messires Bauduins d’Ennekins, maistres des arbalestriers, estoit cappittainne. Quant il se furent bien rafresci et reposé en le ville de Tounnoire, il s’en partirent et passèrent là le rivierre d’Armençon. Et laissa li roys le chemin d’Auçoire à le droite main et prist le chemin de Noiiers; et avoient intention que d’entrer en Bourgoingne et d’estre là tout le quaremme. Et passa et tout sen host desous Noiiers, et ne vot oncques conssentir que on y asaussist, car il tenoit le seigneur prisonnier de le bataille de Poitiers.

Et vint li roys et toutte sen host à giste à une ville que on appielle Lille desoubs Montroial, sus une rivierre que on dist Selletes. Et quant il s’en parti, il monta celle rivierre et s’en vint logier à Agillon sus Selletes; car uns siens escuiers, que on appelle Jehan de Herleston, et porte d’asur à un escuchon d’agent, avoit pris le ville de Flammegny, qui est assés priès de là, et avoit dedens trouvé de touttes pourveanches, pour vivre le roy et toutte l’ost un mois. Se leur vint trop bien à point, car li roys fu à Aguillon sus Sellez, de le nuit des Cendres jusques au my quaremme. Et toudis couroient si marescal et si coureur le pays, ardant et gastant et essillant tout, et portoient souvent des nouvelles pourveanches. Fo 121.

P. [224], l. 10: cinq.—Mss. A 15 à 17: six. Fo 235.

P. [224], l. 10: cause.—Mss. A 15 à 17: l’amour.

P. [224], l. 25: Montroyal.—Mss. B 3, A 18, 19: Montreal. Fo 232.—Mss. A 8, 9, 11 à 14: Montirail. Fo 215.—Mss. A 15 à 17: Montrouail. Fo 235.

P. [224], l. 26: Seletes.—Mss. A 18, 19: Sebletes. Fo 252.

§ [469]. P. [225], l. 10: Vous devés.—Ms. d’Amiens: Vous devés savoir que li seigneur d’Engleterre et li riche homme menoient sus leurs chars tentes, pavillons, forges, moullins et fours pour forgier fiers de chevaux et autre cose, pour mieure bled et pain quire, s’il trouvaissent les forges, les moullins et les fours brisiés; et pour chou estoffer, il menoient bien huit mil chars, tous atellés de quatre fors cevaux qu’il avoient mis hors d’Engleterre. Et avoient sus ces kars pluisseurs nacelles et batelès fais si soutilment de quir boulit, que troy homme se pooient bien dedens aidier et nagier parmy un estanlt ou un vivier, con grant qu’il fuist, et celi peschier et laissier hors, si lor plaisoit. De quoy il eurent grant aise et plenté de poissons en quaremme, voirs tout li seigneur et gens d’estat: mès les communes gens se passoient de ce qu’il trouvoient. Et avoecq chou, li roys avoit bien pour lui trente fauconniers à cheval, chargiés d’oisiaux et bien soixante couples de fors kiens et otant de levriers, dont il alloit chacun jour ou en cache ou en rivierre, enssi qu’il li plaisoit. Et si y avoit pluisseurs des seigneurs et des rices hommes qui avoient lors chiens et lors oisiaux ossi bien comme li rois. Et estoit li grans host toudis partis en trois parties, et chevauchoit chacuns hos par lui. Et avoit chacune host avantgarde et arrieregarde. Et se logoit chacune host par lui une lieuwe enssus de l’autre, dont li prinches de Galles en avoit l’un, li dus de Lancastre l’autre, et li roys le tierche et toutte li plus grant; et enssi se maintint il, mouvans de Calais jusques adonc qu’il vint devant Chartres. Or revenrons à ce où nous le laissammes maintenant. Fo 121 vo.