[140] Vailly-sur-Aisne, Aisne, arr. Soissons. Voy. plus haut, p. XXXIX, [note 118]. Pont-Arcy (Aisne, arr. Soissons, c. Vailly) et Courlandon (Marne, arr. Reims, c. Fismes) étaient aussi à la même époque au pouvoir des ennemis. JJ90, no 484; JJ97, no 581.
[141] Aisne, arr. Laon, c. Neufchâtel-sur-Aisne. Froissart a emprunté ce récit à Jean le Bel (Chroniques, t. II, p. 238). Voyez sur l’occupation de Roucy JJ88, no 112.
[142] Aisne, arr. Laon, c. Marle.
[143] Aisne, arr. Laon.
[144] Aisne, arr. Laon, c. Anizy-le-Château.
[145] D’après Froissart, dont le récit a été adopté par tous les historiens (Secousse, Hist. de Charles le Mauvais, p. 361 à 367; Anselme, t. VI, p. 166; Sismondi, t. X, p. 546 et 547; H. Martin, t. V (1839), p. 573; Garnier, Bibl. de l’École des Chartes, t. XIII, p. 32 et 33), Robert, sire de Fiennes, connétable de France et le comte de Saint-Pol auraient tenu siége devant Saint-Valery depuis le mois d’août 1358 jusqu’au carême (mars-avril) 1359. Ce siége de sept mois n’est qu’une fable qui ne résiste pas à l’examen des actes du temps. Saint-Valery ne devait pas être investi par les Français dès le mois d’août 1358, puisque, vers le 25 décembre de cette année, on faisait à Abbeville une garde très-sévère «... pour garder le pas de la revière de Somme au lés devers Saint Valery....» JJ90, no 213.—Quant à la présence du connétable de France à ce siége, les actes établissent que Robert, sire de Fiennes, dit Moreau, était à Paris en août (JJ86, no 334), en octobre (JJ87, no 99), à Crécy-en-Brie en novembre (JJ231, no 14), à Paris le 6 décembre (JJ90, no 171; JJ86, no 587), à Saint-Quentin le 22 décembre (JJ89, no 436) 1358; à Tournay où il réprima une émeute le 4 janvier (JJ88, nos 57, 92), à Arras le 27 février (JJ90, no 393), enfin à Saint-Omer le 15 mars (JJ90, no 417) 1359. D’ailleurs, c’est seulement le 6 décembre 1358 que le sire de Fiennes avait été nommé lieutenant du roi et du régent en Picardie, Vermandois et Beauvaisis (JJ90, no 171).—Quant à Gui de Châtillon, comte de Saint-Pol, nommé le 24 août 1358 lieutenant du roi et du régent ès parties de Picardie et de Beauvaisis (JJ90, no 46), il était à Amiens le 21 septembre (JJ90, no 99), le 2 octobre (JJ90, no 66), le 3 octobre (JJ90, no 46), le 10 novembre (JJ90, no 169), à Arras le 23 novembre (JJ90, no 167), enfin à Saint-Pol le 28 décembre (JJ90, no 498) 1358.—Nous avons découvert trois actes, émanés de Robert, sire de Fiennes, connétable de France, lieutenant du roi et du régent ès parties de Picardie, de Vermandois et de Beauvaisis, datés «en l’ost devant Saint-Valery» le 1er (JJ88, no 110), le 10 (JJ90, no 179) et le 17 (JJ90, no 311) avril 1359. Un autre acte du sire de Fiennes est daté de Ham en Vermandois le 29 avril 1359 (JJ90, no 120). Du rapprochement de tous ces faits on peut conclure avec certitude que Saint-Valery fut assiégé par les Français et évacué par les Anglo-navarrais entre le 15 mars et le 29 avril 1359.
[146] Somme, arr. Abbeville, c. Ailly-le-Haut-Clocher, sur la rive droite de la Somme, entre Abbeville et Amiens. Avant de tenir garnison à Creil, Jean de Picquigny s’était emparé du château de Long et l’avait occupé quelque temps. En mai 1360, Charles régent accorda des lettres de rémission à Thomas du Pont de Remi, curé de Rivières au diocèse d’Amiens (auj. hameau de Longpré-Les-Corps-Saints, Somme, arr. Abbeville, c. Hallencourt), qui avait servi Jean de Picquigny comme chapelain de l’hôpital de Long. JJ90, no 554.
[147] Auj. hameau de 76 hab. de la commune du Haucourt, Aisne, arr. Saint-Quentin, c. le Catelet, un peu au nord de Saint-Quentin.
[148] Auj. hameau de 643 hab. de la commune de Pontru, Aisne, arr. Saint-Quentin, c. Vermand, à la source de l’Omignon, affluent de la rive droite de la Somme et un peu à l’ouest de Fonsomme où cette dernière rivière prend sa source.
[149] Bohain-en-Vermandois, Aisne, arr. Saint-Quentin.