[150] Vailly-sur-Aisne, Aisne, arr. Soissons.

[151] Auj. Notre-Dame-de-Liesse, Aisne, arr. Laon, c. Sissonne, un peu au nord-est de Laon. Lience, du latin Lientia, est l’ancienne et bonne forme de ce nom de lieu; Liesse n’est qu’une corruption amenée par une certaine similitude de Lience avec liesse (lætitia, joie) et consacrée à la longue par la piété plus fervente que soucieuse de l’étymologie des nombreux pèlerins qui depuis le quinzième siècle ont fréquenté ce célèbre sanctuaire. La forme Leesse, Liesse, apparaît pour la première fois dans un texte de 1411. Matton, Dictionnaire topographique de l’Aisne, Paris, 1871, in-4o, p. 151.

[152] Froissart dit (p. 144, 147) que Robert Knolles faisait partie de cette expédition; c’est une erreur que notre chroniqueur a corrigée dans le manuscrit d’Amiens ou seconde rédaction. La chevauchée de Philippe de Navarre en Picardie et en Vermandois eut lieu dans la seconde quinzaine d’avril; or, Robert Knolles, qui, comme nous l’avons vu, avait pris Auxerre le dimanche 10 mars 1359, resta dans sa nouvelle conquête tout le mois d’avril suivant (Gr. Chron., t. VI, p. 150) et ne quitta l’Auxerrois pour retourner à Châteauneuf-sur-Loire que le dernier jour d’avril ou dans les deux premiers jours de mai (Ibid., p. 151).

[153] Aisne, arr. Laon. Jean le Bel (Chroniques, t. II, p. 238, 239), que suit ici Froissart, dit que Sissonne fut pris peu après Pâques (21 avril) 1359. Par acte daté du Louvre en octobre 1359, Charles, régent, accorda des lettres de rémission aux habitants de la paroisse de Pourvais et du secours, c’est assavoir Pourvais (Prouvais, Aisne, arr. Laon, c. Neufchâtel) et Pourviser (Proviseux-et-Plesnoy, Aisne, arr. Laon, c. Neufchâtel), qui s’étaient rançonnés à 6 tonneaux d’avoine et à 4 ânées de bled aux ennemis des forteresses de Sissonne et de Roucy. JJ90, no 316.

[154] Jean le Bel, à qui Froissart emprunte ces détails, ajoute: «Encores y estoit il (Robert II, comte de Roucy), quant cil escript fut fait, l’an LIX ou moys de mayChroniques, t. II, p. 239.—D’après la chronique inédite de Jean de Noyal (Aisne, arr. Vervins, c. Guise), abbé de Saint-Vincent de Laon (Bibl. nat., dép. des mss., fonds français, no 10 138, fo 170 vo), ce combat fut livré entre Sevigny (auj. Sevigny-Waleppe, Ardennes, arr. Rethel, c. Château-Porcien, au nord-est de Roucy) et la Val le Roy (abbaye marquée sur la carte de Cassini entre Sevigny-Waleppe au nord et Saint-Quentin-le-Petit au sud).

[155] Le mariage fut célébré à Wingham, dans le comté de Kent, le 29 septembre 1360.

[156] Froissart dit (p. 160 et 161) que le duc de Normandie ne vint pas en personne au siége de Melun, et il ajoute que les deux capitaines du château pour le roi de Navarre étaient James Pipes et Jean Carbonnel. Ces deux erreurs ont été corrigées dans les manuscrits A 8, 9, 15 à 17, qui contiennent l’interpolation relative à Pepin des Essarts (p. 370). La présence du régent au siége de Melun est attestée par un grand nombre d’actes, datés de cette ville, qui contiennent la formule: par monseigneur le regent, actes rendus le 19 juin (JJ90, no 187), le 23 juin (JJ90, no 199), le 26 juin (JJ87, no 351), en nostre host de Melun au mois de juillet (JJ90, no 374), le 26 juillet (JJ90, no 219) 1359. D’un autre côté, Martin Henriquez et le Bascon de Mareuil sont mentionnés comme capitaines de Melun pour le roi de Navarre dans des lettres de rémission accordées par le régent en décembre 1358 au capitaine et aux habitants de la Ferté-Alais (Seine-et-Oise, arr. Étampes), qui s’étaient rançonnés aux Navarrais de Melun moyennant 500 deniers d’or au mouton, 50 queues de vin et 50 queues d’avoine, d’orge ou de froment (JJ86, no 505). Le siége de Melun, qui dura depuis le 18 juin jusqu’au mercredi 31 juillet 1359, nécessita un grand déploiement d’artillerie. Dès le 17 juin, l’Hermite de Bachevilier, capitaine de Saint-Maur et de la Queue-en-Brie, donnait quittance à Jean de Lyons de 20 000 carreaux, de 10 000 viretons, de 18 falots, de 600 tourteaux et de deux grans canons garniz de poudre et de charbon et de plommées (Bibl. nat., Titres scellés, vol. IX, fo 483; Bibl. de l’École des Chartes, t. VI, p. 52). Du Guesclin était au siége de Melun (JJ87, nos 349, 350), où il se retrouva en face du Bascon de Mareuil, qui lui avait donné une si chaude alerte en attaquant de nuit Pontorson le 17 février 1358 (JJ87, no 90). C’est alors aussi que la dame d’Andrezel refusa de sauter par-dessus un bâton malgré l’invitation de son mari. Ménagier de Paris, éd. Pichon, t. I, p. 148 à 153.

[157] Ce traité de paix fut conclu, non à Vernon, comme le dit Froissart par erreur (p. 162, 371), mais à Pontoise le mercredi 21 août 1358. Grandes Chroniques, t. VI, p. 155 à 160; Secousse, Preuves, p. 154 à 159.

[158] Froissart commet une erreur en appelant ce capitaine Thomas d’Agworth (p. 163, 371); c’est Thomas de Holland, qui avait été nommé capitaine de Saint-Sauveur dès le 10 octobre 1358, et qui remplit ces fonctions jusqu’à la donation de cette seigneurie faite par Édouard à Jean Chandos entre le 8 mai et le 24 octobre 1360. Delisle, Hist. de Saint-Sauveur, p. 112, 113.

[159] Le mariage de Jean, VI du nom, comte de Harcourt, auquel Froissart (p. 63) donne à tort le prénom de Guillaume, avec Catherine de Bourbon, sœur de Jeanne de Bourbon, duchesse de Normandie, fut célébré au Louvre le lundi 14 octobre 1359. Grandes Chroniques, t. VI, p. 164.