[238] Yonne, arr. Avallon, c. Guillon, sur le Serain, au sud de Noyers.

[239] Yonne, arr. Avallon, sur le Serain, au sud de Montréal.

[240] Noyers, Montréal et Guillon sont situés sur une rivière nommée aujourd’hui par corruption Serain. La forme latine de ce nom était au neuvième siècle Sedena, au douzième siècle Saina et Seduna; la forme française a été Senein ou Cenin jusqu’à ces derniers temps. Sellette est une mauvaise forme où Froissart a peut-être été induit, parce qu’une rivière du Hainaut porte ce nom.

[241] Flavigny-sur-Ozerain, Côte-d’Or, arr. Semur, à l’est de Guillon.

[242] Ce traité dont le texte est dans Rymer (vol. III, p. 473 et 474), fut donné à Guillon en Bourgogne sous le grand sceau du roi d’Angleterre le 10 mars 1360 (n. st.). Édouard s’engageait à rendre Flavigny et à tenir la Bourgogne en paix pendant trois ans moyennant le payement de deux cent mille deniers d’or au mouton payables, 50 000 comptant, 50 000 le 22 juin, 50 000 le 25 décembre 1360, 50 000 enfin le 28 mars 1361. Les évêques de Chalon et d’Autun, quatorze abbés, les cités et bonnes villes de Chalon, d’Autun, de Dijon, de Beaune, de Semur, de Montbar et de Châtillon-sur-Seine, quinze nobles et sept bourgeois de Bourgogne se portaient garants du payement de cette somme. L’un de ces sept bourgeois, encore obscur en 1360, allait bientôt devenir l’un des plus grands personnages du quatorzième siècle: c’était Hugues Aubriot, le futur prévôt de Paris du roi Charles V. Quatre jours seulement après la conclusion de ce traité, le 14 mars, un certain nombre de seigneurs picards et normands, conduits par Jean de Neuville, faisaient une descente en Angleterre où ils prenaient, saccageaient et brûlaient Winchelsea (JJ105, no 535; Contin. de Nangis, éd. Geraud, t. II, p. 298, 299; ms. no 4987, fo 77 vo. Voyez surtout le t. XI des Quittances conservées au dép. des mss. de la Bibl. nat. et classées chronologiquement; elles nous donnent tous les détails d’armement relatifs à cette expédition préparée au clos des galées de Rouen et à Leure par le Baudrain de la Heuse, amiral de France (no 916) et Étienne du Moustier, capitaine de Leure).

[243] Le rédacteur des Grandes Chroniques (t. VI, p. 168) dit qu’Édouard passa l’Yonne à Coulanges (Yonne, arr. Auxerre). Coulanges est en effet en aval de Clamecy.

[244] Yonne, arr. Avallon. Froissart paraît croire que Vezelay est sur l’Yonne, tandis qu’il est sur la Cure, affluent de la rive droite de l’Yonne. Kon dessous Vosselay (p. 227, 418) est peut-être une mauvaise leçon pour Coulanges sous Vezelay.

[245] Seine, arr. et c. Sceaux.

[246] Meuse, arr. Montmédy.

[247] Ardennes, arr. Vouziers. Le Chesne Pouilleux de Froissart est devenu dans la terminologie administrative le Chesne Populeux.