P. [129], l. 11: Loeis.—Ms. A 15: Jehan. Fº 273.

P. [129], l. 17 et 18: dures gens mervilleusement.—Mss. A 15 à 17: bonnes gens d’armes durement.

P. [129], l. 22: très le.—Ms. A 8: dès le.—Mss. A 15 à 17: du.

P. [129], l. 24: Les François.—Le ms. A 17 ajoute: et les Bretons.

P. [129], l. 32: bascles.—Mss. A 15 à 17: bascon.

P. [130], l. 2: Jeuiel.—Le ms. A 15 ajoute: De laquèle mort l’escuier de Bretaingne qui l’avoit prins fut durement courrocié, car il en eust eu voluntiers cent mille frans. Et vous di que ce vaillant chevalier, monseigneur Jehan Jouel, avoit fait mettre et entaillier lettres entour son bacinet qui disoient ainsi: «Qui Jehan Jouel prandra cent mille frans aura, et autant lui en demourra pour s’armer que s’amie lui donrra.» Fº 273.

P. [130], l. 5: aultre.—Le ms. B 6 ajoute: Oncques nuls n’en escapa. Tout furent mors ou pris, et rapassèrent che soir les Franchois l’aige, et vinrent logier à Pasci et à Vernon, et l’endemain à Roem. Fº 634.

P. [130], l. 8: seizime.—Mss. A: vingt quatrième.

§ [522]. Apriès.—Ms. d’Amiens: Apriès celle desconfiture et que tout il mort estoient desvesti et que chacuns entendoit à ses prisonniers, s’il les avoit, et que là li moitiés des leurs et plus avoient rapasset l’aighe et rapassoient pour yaux retraire à leurs logeis, car il estoient durement lasset et foullet de combattre et ossi pour le calleur qu’il avoit fait ce jour, avint que, sus le vespre, environ quarante lanches des Navarois vinrent tout à brochant, et riens ne savoient de le desconfiture, mès quidoient que li leur ewissent le journée pour yaux. Si venoient esperonnant moult radement, en escriant: «Nostre Damme! Navarre!»

Quant messires Ainmenion de Pummiers, qui estoit à l’arrière garde, les perchupt venir, il s’aresta tous quoys, et fist arester ses gens et mettre son pennon en un buisson et yaux tenir en bon couvenant, les espées et les haces devant yaux. Evous venus ces Navarois au cours des esperons, et entrèrent au camp où li bataille avoit estet. Si perchurent tantost que li leur estoient desconfit, et conneurent le pennon monsigneur Ainmenion de Pumiers. Si n’eurent mie consseil dou demourer, mès se traissent au plus tost qu’il peurent, sans lanchier ne ferir ne riens faire d’armes. Depuis ni eut point d’aparant que nulx se traisist avant pour combattre, ne [pour] rescoure le captal ne les autres qui estoient pris. Si rapassèrent li Francois le rivierre, et se logièrent celle nuit seloncq le rivierre et se aisièrent de chou qu’il eurent. Ce propre soir, mourut messires Jehans Jeuiel des plaies qu’il avoit.