P. [151], l. 30: hiretage.—Le ms. A 17 ajoute: de Bretaingne.

P. [152], l. 3 et 4: sus nulle... descendre.—Ms. A 7: à nulle... descendre. Fº 256 vº.—Mss. A 6, 8: nulle... faire ne descendre. Fº 254 vº.—Mss. A 15 à 17: faire ne condescendre.

P. [152], l. 5: ducé.—Le ms. A 8 ajoute: de Bretaingne. Fº 255.

P. [152], l. 6: couvent.—Mss. A 8, 15 à 17: convenant.

P. [152], l. 6 à 14: Adonc se parti... ennemis.—Ms. B 6: Che samedy se partirent de le ville de Dignant en Bretaigne messire Charle de Blois et sa route, et chevauchèrent vers Auroy et se vinrent logier as plains camps de haulte nonne à une petitte lieuwe d’Auroy et de leurs ennemis. Fº 640.

P. [152], l. 11: Rennes.—Mss. A 1 à 6, 11 à 14, 18 à 22: Vennes.

P. [152], l. 13: couvenant.—Mss. A 8, 15 à 18: couvine.

P. [152], l. 14: ennemis.—Les mss. A 11 à 14 ajoutent: et aviser aucun lieu souffisant pour combatre leurs ennemis, ou cas qu’ilz trouveroient tant ne quant de leur avantage sur eulx. Et là furent dites et pourparlées pluseurs paroles et langages, à cause de ce, des chevaliers et escuiers de France et de Bretaigne qui là estoient venus pour aidier et conforter messire Charles de Blois qui estoit moult doulz et moult courtois, et qui par adventure se feust voulentiers condescendu à paix et eust esté content d’une partie de Bretaigne à peu de plait. Mais, en nom Dieu, il estoit si boutez de sa femme et des chevaliers de son cousté, qu’il ne s’en povoit retraire ne dissimuler.

§ [532]. Entre Rennes.—Ms. d’Amiens: Entre Rennes et Auroi, où li sièges des Englès estoit, a huit lieuwes. Les nouvelles en l’ost englesce vinrent que messire Carles de Blois aprochoit durement et amenoit droite fleur de gens d’armes, et estoient bien vingt cinq cens lanches, chevaliers et escuiers, et plus de trois mil d’autres gens à mannierre de bringans. Si tost que ces nouvelles furent venues en l’ost, elles s’espardirent partout. Si coummenchièrent chil compaignon à remettre leurs armures à point et à reparer et ordounner tout leur harnas, car bien savoient qu’il se combateroient, et li pluisseur ossi en avoient grant desir. Adonc se traissent à consseil les cappittainnes de l’host: li comtes de Montfort premierement, messires Jehans Camdos, par qui tout s’ordonnoit, messires Robers Canolles, messires Oliviers de Clichon, messires Ustasses d’Aubrecicourt, messires Gautiers Huet et messires Hues de Cavrelée. Si regardèrent chil chevalier, par le consseil et avis li uns de l’autre, qu’il se trairoient au matin hors de leurs logeis et prenderoient tierre et place sour les camps, et l’aviseroient de tous asens, pour mieux avoir ent le connissanche. Si fu enssi segnefiiet parmy leur host que chacun fust à l’endemain appareilliés et mis en aroy, si comme pour combattre. Ceste nuit passa. L’endemain vint, qui fu par un samedi, que Englès et Bretons yssirent hors de leurs logeis et s’en vinrent moult faiticement et moult ordonneement enssus dou castel, et prissent place et terre, et dissent que là atenderioent il leurs ennemis. Droitement enssi que environ primme, messires Carles de Blois et toutte sen host vinrent, qui s’estoient parti le venredi de le cité de Rennes, et avoient celle nuit jut à troix lieuwes priès d’Auroi. Si estoient les gens monsigneur Charlon de Blois le mieux ordounné et le plus faiticement que on peuist veoir ne deviser, et chevauchoient ossi serré que on ne pewist jetter ung estuef qu’il ne cheist sus pointe de glave ou sur bachinet. Et venoient en cel estat tout le pas, chacuns sires avoecq ses gens et desoubz se bannierre. Si trestost qu’il virent les gens le comte de Montfort, il s’arestèrent tout quoy et regardèrent et advisèrent terre et place à l’avantage, pour yaux traire. Si se missent de ce costé, le visaige viers les ennemis et tout à piet, car il veoient ossi leurs ennemis en tel estat, et ordonnèrent leurs batailles li ung et li autre, enssi que pour tantost combattre. Fos 134 vº et 135.

P. [152], l. 15: Rennes.—Mss. A 1 à 6, 11 à 14, 18 à 22: Vennes.