[54] Ces otages durent être remis au prince de Galles à Boulogne-sur-Mer le lundi 26 octobre, après dîner. Dans la matinée, avant de quitter Boulogne pour se rendre à Calais sous la conduite du fils aîné du roi d’Angleterre, ils avaient juré l’alliance offensive et défensive conclue entre les deux rois. Rymer, III, 530, 531.
[55] Le versement qui eut lieu à Calais le 24 octobre, ne fut que de 400 000 écus (J639, nº 6). 200 000 écus complémentaires furent payés, 100 000 le 26 décembre, 100 000 le 31 décembre suivant (J640, nº 34). En 1364, le florin valait 16 sous, et l’écu vieux 21 sous 3 deniers. Bibl, Nat., ms. lat. nº 5957, fº 18 vº.
[56] Le roi Jean partit de Calais pour se rendre à Boulogne-sur-Mer, non la veille de Saint-Simon et Saint-Jude, c’est-à-dire le 27 octobre, comme Froissart le dit par erreur, mais deux jours auparavant, le dimanche 25 au matin. Gr. Chron., VI, 217, 218.
[57] La date donnée ici par Froissart est fort exacte. Édouard III et les otages français s’embarquèrent pour l’Angleterre le matin du samedi 31 octobre, avant le jour. Gr. Chron., VI, 219.
[58] Le nombre des otages nobles, fixé primitivement à quarante, fut réduit à trente en vertu d’une convention subsidiaire datée de Calais le 24 octobre 1360. Martène, Thes. Anecdot., I, 1448.
[59] Martène, Thes. Anecdot., I, 1440, 1441.
[60] Le roi Jean partit de Boulogne-sur-Mer pour aller à Saint-Omer trois jours avant la Toussaint, le jeudi 29 octobre. Il fêta la Toussaint dans cette dernière ville; et les mardi et mercredi 3 et 4 novembre on y donna des joutes en son honneur. Grandes Chroniques, VI, 218 à 221.
[61] Jean resta à Saint-Omer au moins jusqu’au 7 novembre, car nous avons deux mandements de ce prince, datés l’un du 2 (Ordonn., III, 432), l’autre du 7 novembre (Ibid., 433), à Saint-Omer.
[62] On connaît deux actes émanés de Jean et datés de Hesdin les 14 (J1084, nº 5) et 16 novembre (JJ91, nº 217). Le roi de France paraît être retourné à Saint-Omer à la fin de ce mois, car un autre de ses actes est daté de cette ville le 30 novembre (JJ95, nº 53).
[63] Jean ne resta pas à Amiens jusqu’à Noël, puisque dès le 5 décembre il était de passage à Compiègne d’où il a daté la grande ordonnance édictant la levée de l’aide pour sa rançon de 12 deniers pour livre sur la vente de toutes les marchandises, du cinquième sur la vente du sel et du treizième sur l’entrée des vins, ainsi que l’ordonnance fixant le prix des espèces d’or et d’argent. Ordonn., III, 433 à 442.