P. [12], l. 14: grandement hardemens.—Ms. A 8: grandement et hardiement.

P. [12], l. 12 à 15: vraiement.... maintenant.—Ms. A 17: par saint George, en ce bastart a un moult noble et vaillant chevalier, et lui vient de très hault et noble couraige d’ainsi nous desirer à trover pour nous combatre. Fo 335.

§ [567]. Che propre jour.—Ms. d’Amiens: Endementroes et en ce meysme jour, s’avancha messires Thummas de Felleton, et demanda ung don au prinche qu’il le volsist laissier aller des premiers chevauchier deviers les ennemis, pour enquerre et savoir de leur couvenant, et où il se logoient ne tenoient. Li prinches li acorda vollentiers.

Adonc se parti messires Thummas de Felleton, qui se fist chiés de ceste chevauchie. Si se missent avoecq lui messires Guillaumes de Felleton, messires Thumas du Fort, messires Robers Canollez, messires Hues de Stamfort, messires Simons de Burlée, monseigneur Richart Tanton, monseigneur Gaillart Vighier, monseigneur Raoul de Hastinges et messire d’Agorisse. Si estoient bien huit vingt lanches et trois cens archiers, tous bien montés et bonnes gens d’armes, et chevauchièrent parmy Navarre, et avoient ghides qui les menoient. Et passèrent le rivière d’Emer, qui est moult fort et moult rade, au Groing, et vinrent logier à Navaret pour entendre et oïr coumment li hos dou roy Henry se maintenoit ne où elle estoit.

Endementroes que chou se faisoit et ordounnoit, fu li rois de Navare pris assés mervilleusement de monsigneur Olivier de Mauni, si comme on disoit, entroes qu’il chevauchoit d’une ville à autre. Dont moult estoit esmervilliés li prinches, et en appaisa bellement et doucement la roynne de Navarre, sa femme, qui, en plourant et en lamentant, li vint recorder le fait. Si li dist: «Damme et belle cousinne, je vous promet loyaument que, se nous pourfitons ens ou voiaige où nous allons, il y partira grandement, et amenderons che fourfait sus chiaux qui l’ont fait; mès tant c’à ores, nous n’y poons mie bonnement entendre. Touttesfois, nous vous prions et enjoindons, se il vous faut nulle cose, que vous ne nous voeilliés mies espargnier, car vous nous trouverez appareilliet.»—«Monsigneur, dist li damme, grant merchis, et Dieux vous voeille oyr de tout le bien que vous me proumetés.»

Or fu gouvernères et baux de tout le royaume de Navarre messires Martins de le Kare, qui emprist le prince à conduire et amener parmy Navarre, et li fist avoir gides pour lui et pour ses gens, qui chevauchoient devant. Si se parti li prinches et touttes ses os, et passèrent parmy ung pas, c’on appelle de Sarris, qui moult leur fut diviers à passer, car il est estrois et petis, puis cheminèrent parmy Epuske; mès illuecq trouvèrent il mout petit de vivres, et tout sus ce pays, jusques à tant qu’il vinrent à Sauveterre. Fo 143 vo.

P. [13], l. 31: de monsigneur Olivier de Mauni.—Ms. A 17: d’un vaillant chevalier durement, nommé monseigneur Olivier de Mauny, Breton. Fo 345.

P. [14], l. 8: deviner.—Ms. A 8: deviser. Fo 278 vo.

P. [14], l. 14: sires.—Les mss. A 7, 8 ajoutent: nous vous en prions.

P. [14], l. 18: temprement.—Ms. A 8: briefment.