P. [27], l. 30: ewireux.—Ms. A 8: voulentiers. Fo 282.

P. [28], l. 21: Saint Vinchant.—Mss. A 8, 15 à 17: Saint Michaut.

P. [28], l. 26: homme.—Ms. A 8: chevalier.

P. [28], l. 29: remanoir.—Ms. A 8: demourer.

P. [29], l. 1: devisoient.—Ms. A 8: devisoit.

§ [574]. Edouwars.—Ms. d’Amiens: «A très renoummé et honnouré Henri, conte de Tristemare, et qui pour le temps present s’appelle roys de Castille. Comme enssi soit que vous nous avés escript et segnefiiet par vos lettrez que vollentiers vous vorriés savoir pourquoy nous tenons à amy vostre ennemy, et pourquoy nous sommes aloiiet avoecq lui, tant qu’à ce, nous vous respondons que nous avons, de grant temps a, eu alianches et couvens enssamble, et que cestes ne sont pas de nouviel. De recief, nous l’aidons et comfortons et le tenons à amy, par amour et par pité et pour aidier à deffendre droiture; car ce n’est ne drois ne raisons q’uns bastars doie tenir ne porter courounne. Touttesfois, pour tant que de proèche, d’onneur et de vasseillaige, vous estes assés renoummés, et que on vous tient, tant qu’en armes, à moult vaillant homme, nous avons bonne vollenté et grande affection de vous mettre à acord, se nous poions, et à bonne pais, par deviers le roy dam Pière, nostre chier et amé cousin. Et là où nous le porions faire, nous en serions tous joiant, et vous ferions tenir grant part en Castille; mès le courounne et le nom de roy vous faut il laiier. Et che que vous en vorrés faire, se par traitié vous vollés aller avant, si nous renvoiiés tantost, ces lettres veues et conssillies, vaillans et sages homs qui de che se sachent ensonniier. Et, se vostre oppinion vollés tenir, sachiés que nous vous combaterons au plus tost que nous porrons, et enterons en Espaigne par lequel lés il nous venra le mieux à point. Escript, etc. de par le prinche d’Acquittainne et de Galles.» Fo 145 vo.

P. [29], l. 12: respondons.—Mss. B 4, A 7, 8: respondans. Fo 280.

P. [29], l. 15: enteriner.—Ms. A 8: entretenir. Fo 347 vo.

§ [575]. Quant ceste.—Ms. d’Amiens: Si tos que la lettre fu escripte, on le saiella, et le fist delivrer li prinches au hiraux le roy Henry, qui les autres avoit aportées et qui le responsce attendoit. Si se parti li dis hiraus dou prinche et des seigneurs, tous liés et tous joyans, car on li dounna grans dons et biaux jeuiaus, draps et mantiaux fourrés d’ermine et de vair. Si s’en revint en l’ost de son seigneur devant Nazères. Si bailla au roy Henry la lettre de par le prince, liquels tantost l’ouvri et lisi tout chou qui dedens estoit, et appella au lire monseigneur Bertran de Claiequin et aucuns de son consseil, et puis leur demanda qu’il leur en sambloit. «En nom Dieu, sire, dist messires Bertrans de Claiequin, à vous en tient dou respondre et dou scavoir. Vous poés oïr quel cose li prinches vous mande, coumment il dist qu’il vous acorderoit vollentiers entre vous et vostre frère: or savés vous se vous y vollez avoir acord, parmy tant que vous vos deporterés de le courounne.»—«Par me foy, dan Bertran, dist li roys Henris, nennil. Li comte, li baron, li chevalier et tout chil de ce pays m’ont courounné et tiennent à roy, et roys voeil je demourer, vivre et morir en cel estat.» Dont respondi messires Bertrans et dist: «Sire, or soiiés tous comfortés, car temprement vous combaterés; de tant connoie je bien le prinche et son affaire. Si est bien mestier que vous aiiés avis sour ce, et que vous entendés à faire vostre gent à appareillier tellement qu’il n’y ait riens que dire, quant li bataille se fera, et regardés sur quel avantaige et par quel ordounnance vous vorrés ouvrer; car je vous di que avoecq le prinche et en ses conrois est toutte fleur de chevalerie et de bachelerie: là sont li meilleur combatant de tout le monde, li plus sage, li plus hardi, li plus fort et li plus dur, et qui le mieux y sèvent prendre leur avantaige.»—«Dan Bertran, respondi li rois Henris, tout ce croi je assés, mès sachiés que contre leur puissanche je sui tous comfortés, car je aray bien trois mil chevaux armés qui seront sur les deux costés des deux esles de mes batailles. Et aray bien six mil geniteurs et touttes les milleurs gens d’armes c’on puist trouver en Espaingne, en Portingal, en Cordouan, en Seville et ou royaumme d’Arragon. Et de telz gens d’armes y aray bien vingt mil, et aray bien soissante mil hommes de piet à tout lanches et archigaies. Et m’a chacuns proummis foy et loiauté, et ne me fauront pour tout morir en le plache: siques, dan Bertran, je ne m’esmaie mie que je n’en aie le milleur, par le grasce de Dieu en qui de tout je me confie.» Fos 145 vo et 146.

P. [30], l. 3: Nazres.—Ms. A 8: Nazares. Fo 282 vo.